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Que peut-on voir dans la préfecture d'Aichi?

Située en plein milieu de Honshū, la préfecture d'Aichi occupa une place centrale dans la période Sengoku (1467-1573). De nombreuses batailles de samurai s'y déroulèrent. Elle est également la patrie d'origine des trois unificateurs de la nation, que sont Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu. Aichi prospéra particulièrement avec l'installation du shogunat à Edo (Tōkyō), alors que la cour impériale résidait à Kyōto. Neuf des 53 relais de la route Tōkaidō se trouvaient à Aichi, faisant de la région un centre culturel et économique. De nos jours, Aichi est un grand centre industriel et technologique, particulièrement bien desservi par les transports : avion, autoroute, shinkansen et en 2027, le Nagoya-Tōkyō High Speed Linea Mag-Levtrain.

Dans la ville de Nagoya

Sanctuaire Atsuta-jingū

Il s'agit du second sanctuaire le plus révéré du Japon, après celui d'Ise-jingū. Il a plus de 2 000 ans et abrite l'épée sacrée Kusanagi-no-Tsurugi, un des trois symboles du pouvoir impérial du Japon. Cette épée n'est jamais présentée au public, mais dans la salle des trésors du sanctuaire, vous pourrez voir une partie de leur impressionnante collection de sabres de samurai, exposée avec quelques 6 000 reliques (vêtements sacrés, manuscrits, masques, miroirs, meubles), dont certaines classées Biens Culturels Importants et Trésors Nationaux.
Entre les vieux arbres et les petits bâtiments d'Atsuta-jingū, se trouve un haut mur robuste, couvert d'une toiture traditionnelle en tuiles (style kawara). La muraille de Nobunaga (Nobunaga-Bei), est un mur défensif ceignant le sanctuaire, que le seigneur de l'ouest d'Aichi, Oda Nobunaga, fit édifier en remerciement de sa victoire à la Bataille de Okehazama en 1560. Après avoir prié dans ce sanctuaire, Nobunaga défit les 25 000 samurai de Imagawa Yoshimoto avec sa petite armée de 2 500 hommes. Malheureusement, la majeure partie de la muraille d'origine a été détruite lors des raids aériens de la seconde Guerre Mondiale.

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Nagoya-jō et Honmaru-gōten

Pendant la période d'Edo (1603-1868), Nagoya était le siège du clan Owari Tokugawa, une des trois branches Tokugawa parmi lesquelles le shōgun pouvait être choisi. Le château de Nagoya était la première ligne de défense contre son rival d'Ōsaka. Sa toiture est surmontée d'ornements de 2m de haut, recouverts de feuilles d'or 18 karat et représentant des sortes de dauphins. La construction débuta en 1610 pour s'achever deux ans plus tard. L'astucieux shōgun Tokugawa Ieyasu ne déboursa pas un centime pour sa construction, puisqu'il imposa à 20 de ces anciens ennemis d'en supporter les frais. Trouver et transporter les blocs de pierre et autre matériaux de construction ainsi que la main d'æuvre représentent pour chacun de ces seigneurs un coût financier considérable. Leurs finances mises à mal, ils n'ont plus les moyens de se fournir en armes, armures ou de recruter des samurai, réduisant le risque d'une insurrection contre le shōgun. Ceux qui refusaient de se soumettre étaient écrasés. Pour prouver leur allégeance, certains ont gravé leurs armoiries sur les pierres fournies. Ces gravures sont encore visibles. Au centre de l'imposante forteresse militaire de Nagoya, surmontée de deux donjons et plusieurs tours de guet, le superbe palais Honmaru-gōten servait de résidence au châtelain. Son architecture et son intérieur étaient tout simplement somptueux. La totalité du bâtiment était faite de matériaux de très grande qualité, dont le très prisé hinoki, un cyprès odorant, et richement décoré de peintures aux couleurs vives et dorées à la feuille : tigres, léopards, oiseaux, arbres et fleurs. Tokugawa Ieyasu fut tellement impressionné, qu'il ordonna la construction d'un palais similaire à Kyōto. Un an après sa réalisation, le fils de Ieyasu, le seigneur Tokugawa Yoshinao, premier seigneur de Nagoya, quitta le palais pour s'installer dans le non moins somptueux palais attenant à la seconde citadelle et décréta que le palais Honmaru-gōten serait désormais exclusivement utilisé par le shōgun, lors de ses visites. Il ne servi donc que 5 fois en 250 ans et conserva son état d'origine. Après la restitution de Meiji (1868), les empereurs l'utilisèrent régulièrement comme résidence d'été, entre 1893 et 1930.
Jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, le château de Nagoya, son palais et autres dépendances étaient les mieux préservés du Japon et avaient été désignés Trésors Nationaux. Le 14 mai 1945, les bombardements aériens américains ont réduit le château, ses tours, ses portes, ses murs et son palais en cendres. Seules trois tours de guet et deux portes ont survécu à l'enfer des bombes. Un grand nombre des œuvres d'art avait été mis en sécurité pendant la guerre, les protégeant de la destruction. Le donjon fut reconstruit en 1959. Vous pourrez y découvrir entre autre des armures et l'histoire du château. Une reconstitution du somptueux Palais Honmaru-gōten, au sud du château, débuta en 2009 et se fit en trois temps. La première partie ouvrit au public en 2013, la seconde en juin 2016 et la dernière en 2018. Vous pourrez aussi admirer les magnifiques jardins et voir les performances d'un groupe de ninja et des parades militaires de samurai en armures, au château de Nagoya, les week-ends et jours fériés.

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Tōken Collection Nagoya Marunouchi

Au premier étage du bâtiment Tōken Corporation Headquarters Marunouchi Building, se trouve une salle de collection présentant des sabres japonais (tōken) et d'autres objets comme des armures, des lances, des hallebardes et des mousquets.
Un autre musée, le Musée des sabres japonais « Nagoya Tōken World », qui a ouvert en juin 2020, présente plus de 200 sabres appelés « tōken », dont certains désignés Biens Culturels Importants. Près de 50 armures et costumes y sont exposés.

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Musée d'Art Tokugawa

Situé près de la villa où les seigneurs d'Owari se retiraient, cet important complexe abrite une sublime collection de plus de 12 000 objets du clan Owari Tokugawa, seigneurs du château de Nagoya. La collection comprend entre autre du mobilier, des sabres et des armures de samurai, des ustensiles pour la cérémonie du thé et des céramiques, des œuvres d'art et des calligraphies, des costumes de théâtre no et des masques. La pièce maîtresse de la collection, classée Trésor National, est un ensemble de trois rouleaux du Dit du Genji, peints à la main, datant de la période Heian (environ 1130). Le musée s'énorgueillit également de 9 Trésors Nationaux, 59 Biens Culturels Importants et 46 Objets d'Art Importants. La Bibliothèque Hosa, contigüe au musée, contient plus de 110 000 livres, rouleaux et œuvres appartenant au clan Owari Tokugawa, dont 3 000 furent offerts au premier seigneur, Yoshinao, par son père, les shōgun Tokugawa Ieyasu.
Malgré la restitution des pouvoirs du dernier shōgun Tokugawa à l'empereur Meiji (restauration de Meiji), marquant la fin du shogunat Tokugawa en 1868, cette famille ne s'est pas éteinte. L'existence de ce musée unique est due à la prévoyance d'un de ses membres, qui préféra donner l'intégralité de ce formidable patrimoine à la ville de Nagoya, plutôt que de le voir dissiper.

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Musée mémorial municipal de Hideyoshi et Kiyomasa

Le musée d'histoire, au deuxième étage du Nakamura Park Cultural Plaza, à pour principales missions de recueillir, conserver et exposer les biens culturels en lien avec Toyotomi Hideyoshi et Katō Kiyomasa, deux chefs militaires de la région d'Owari, dont des objets personnels, des documents historiques et des illustrations. L'exposition permanente présente des documents originaux, des reproductions, des maquettes, … pour faciliter la compréhension de la période s'étalant de la tentative de réunification du Japon par Oda Nobunaga jusqu'à la réunification sous Hideyoshi, ainsi que la Bataille de Sekigahara, après sa mort, et la chute du clan Toyotomi après les deux campagnes d'Ōsaka. Chaque automne, le musée propose une exposition spéciale.
Le Parc Nakamura abrite plusieurs sites historiques, dont le sanctuaire Toyokuni-jinja, dédié à Hideyoshi et qui aurait été édifié sur son lieu de naissance et le temple Myōgyō-ji, qui se dresse sur le lieu de naissance de Kiyomasa.

Parc du champs de bataille de Okehazama

La bataille de Okehazama se déroula en périphérie de la ville de Nagoya, le 12 Juin 1560. Elle se solda par la victoire du seigneur local Oda Nobunaga, dont les 2 500 samurai, défirent l'armée de 25 000 hommes, de Imagawa Yoshimoto. Imagawa Yoshimoto (1519-1560), puissant seigneur de l'actuelle Shizuoka, eut l'audace de vouloir attaquer la capitale, Kyōto. Pour cela, il lui fallut soumettre les provinces sur son passage, dont l'une d'elles, Owari, était dirigée par le charismatique Oda Nobunaga. Imagawa prit la route Tōkaidō et pénétra dans le territoire de Nobunaga où il instala son campement, à la limite de l'actuelle ville de Nagoya, dans un lieu appelé Dengaku-hazama, près du village de Okehazama. Nobunaga ne put lever que 2 500 hommes. Il quitta son château de Kiyosu, passa au sanctuaire Atsuta-jingū pour prier pour sa victoire puis arriva au temple fortifié Zenshō-ji, surplombant le campement des troupes d'Imagawa. Nobunaga ordonna à ses hommes d'installer des étendards et des bannières autour du temple pour tromper l'ennemi sur le nombre de soldats stationnés à l'intérieur. Imagawa et ses hommes célébraient par un banquet bien arrosé leur récente victoire sur d'autres petits châteaux sous le contrôle d'Oda. Profitant de l'orage qui se déchaînait pour masquer ses mouvements, les troupes d'Oda quittèrent Zenshō-ji et descendirent dans la vallée pour attaquer le campement d'Imagawa. Ce dernier était dans sa tente quand il entendit les premiers bruits des combats. Pensant qu'il s'agissait d'une bagarre entre soldats ivres, il se rendit sur place pour vérifier et fut surpris de voir les troupes d'Oda se ruer sur lui. Imagawa évita la lance d'un premier samurai d'Oda, mais fut décapité par un second. Imagawa Yoshimoto mourut à seulement 41 ans. La bataille fit encore rage un certain temps, mais leurs chefs ayant été rapidement dispersés et presque tous les officiers supérieurs tués, les soldats se rendirent. Ce fut l'un des tournants les plus significatifs de l'Histoire du Japon. La bataille sonna la fin de la suprématie du clan Imagawa, tandis que Nobunaga débuta son ascenssion vers le pouvoir suprême, avant d'être assassiné en 1582. Cela permit aussi l'ascenssion d'un précieux sujet du clan Imagawa, le futur shōgun Tokugawa Ieyasu. Ce champ de bataille est maintenant un parc et des statues d'Oda Nobunaga et Imagawa Yoshimoto se dressent près de l'endroit où ce dernier aurait trouvé la mort.

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Dans la ville de Inuyama

Inuyama-jō

Inuyama-jō est un magnifique exemple de château de samurai du XVIème siècle, classé Trésor National du Japon. Au Japon, seuls 5 des 12 châteaux qui ont conservé leur authentique état d'origine, bénéficient de cette prestigieuse distinction. Inuyama-jō est le plus petit et le plus ancien. Edifié vers 1440, sa structure actuelle ne date cependant que du XVIème siècle. Stratégiquement positionné sur un piton, surplombant l'impétueuse et vaste rivière Kiso-gawa, avec une vue entièrement dégagée sur les alentours, ce château fut le premier du chef de guerre Oda Nobunaga, qui l'utilisa régulièrement, mais n'y séjourna jamais longtemps. Il en confia la garde à son oncle et partit pour de nombreuses campagnes. Toyotomi Hideyoshi et 120 000 samurai ont utilisé Inuyama-jō pendant la bataille de Komaki Nagakute, en 1584, contre Tokugawa Ieyasu. En 1600, le château fut menacé au cours de la grande bataille de Sekigahara. Il passa par une succession de seigneurs avant que Naruse Masanori ne s'y installe en 1617. Inuyama-jō resta aux mains du clan Naruse pendant 12 générations, jusqu'en 2004, où il fut cédé à la ville d'Inuyama, sous la supervision d'une association.
Il ne reste du château que son donjon et sa tour de guet. Les tourelles, les casernes, les passages fortifiés, les portes défensives et les dépendances qui entouraient la colline furent démolis à la fin de la période d'Edo (1603-1868). Le donjon paraît bien petit en comparaison avec les autres châteaux. Le basement en pierre ne fait que 5m de haut et la tour au-dessus, 19m. La surface au sol est de 699m². A l'intérieur il vous faudra enlever vos chaussures pour fouler le parquet sur lequel, quelques siècles plus tôt, Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et d'autres samurai historiquement célèbres, ont marché. Les échelles de meunier qui servent à communiquer entre les étages permettent d'économiser de la place mais aussi de freiner les envahisseurs armés, facilitant la défense du château. Le premier étage est divisé en plusieurs pièces, avec de larges couloirs, pour permettre aux samurai de se déplacer pendant les attaques. L'étage au-dessus est une salle d'armes, où armes et armures étaient toujours tenues prêtes pour le combat. Au 3ème étage, de petits balcons dissimulés par des avant-toits triangulaires fournissent un excellent point de vue sur la rivière, les montagnes et les assaillants. Le 4ème étage est une vaste chambre entourée d'un balcon très réduit, avec une vue spectaculaire sur les environs.

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Jardin Uraku-en et Maison de thé Jo-an

Dans la ville d'Inuyama, au nord de Nagoya, se trouvent deux sites classés Trésors Nationaux, dus à deux frères, appartenant à deux mondes différents : le château d'Inuyama, ayant appartenu au chef de guerre Oda Nobunaga et la Maison de thé Jo-an, datant du début du 17ème siècle, construite par le maître de cérémonie du thé et frère cadet de Nobunaga, Oda Uraku.
Cette Maison de thé, chef-d'æuvre architectural construit en 1618, se trouvait à l'origine, sur le terrain du temple Ken'nin-ji, à Kyōto. Elle fut transférée à Tōkyō, puis Kanagawa et finalement Inuyama, en 1972, où elle fut intégrée au jardin Uraku-en, sur le terrain du luxueux Hôtel Meitetsu Inuyama. Elle fut désignée Trésor National en 1951. De conception simple, en accord avec les principes de la cérémonie du thé, elle est une des trois plus belles maisons de thé du Japon. Une toiture basse en bardeau de bois, recouvre une construction en treillis de bambou, enduite de torchis jaunes pâles. Les samurai laissaient à l'extérieur leur daitō, un sabre de plus de 60cm, mais gardaient sur eux leur wakizashi, un sabre court de 30-60cm. Ils se glissaient dans la pièce principale par l'entrée Nijiriguchi, une minuscule porte d'à peine 63cm de haut les obligeant à entrer à genoux et tête baissée, en signe de déférence. Ils s'asseyaient à la japonaise (seiza) dans une salle dénuée de mobilier, mesurant à peine 2 tatami et demi (environ 4m²). Pendant ce temps le maître de cérémonie préparait le thé, dans la salle Mizuya, d'une surface de 3 tatami (environ 4,8m²). Vous pourrez aussi voir un très bel exemple de fenêtre en treillis de bambou, Uraku-mado.

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Pêche au cormoran sur le rivière Kiso-gawa

Sur la rivière Kiso-gawa, la pêche au cormoran (ukai) est une technique de pêche traditionnelle de l'Ayu (Plecoglossus altivelis), depuis 1 300 ans. Ces poissons marins, qui fraient dans les rivières, sont appelés, en anglais, sweetfish, à cause de la saveur sucrée de leurs chairs. Un brasier, placé dans un panier métallique, à l'avant du bateau, permet d'attirer les poissons. Les cormorans, attachés par des cordes de paille, plongent alors pour les recueillir. Les pêcheurs (ushō), ramènent les cormorans et leur font rendre les plus gros poissons. L'ukai se pratique généralement la nuit, dans des bateaux en bois à fond plat. Deux hommes manient le gouvernail, navigant dans les eaux les moins profondes, pour attraper les poissons. Le principal pêcheur (ushō), en costume traditionnel, une jupe de paille imperméable sur un kimono de cotton sombre et une coiffe en tissu pointue, tient 5 à 12 cormorans. La pêche au cormoran se pratique de fin mai à mi-octobre, excepté les nuits de pleine lune ou quand la rivière est en crue. Bien que généralement pratiquée en nocturne, des démonstrations ont lieu dans la journée, pour permettre aux touristes de mieux observer cette technique de pêche séculaire.
Cet art ancien n'est pratiqué que dans 13 sites à travers tout le Japon, dont la Kiso-gawa, près du château d'Inuyama. Admirer la pêche au cormoran était un passe-temps populaire chez les seigneurs féodaux et les personnes aisées, du 8ème au 19ème siècle. Cette pratique fut encouragée par l'empereur et reçut le mécénat et la protection du seigneur Oda Nobunaga, puis du shōgun Tokugawa Ieyasu. Matsuo Bashō, célèbre maître de haiku, était également un fervent admirateur de ce type de pêche.

Meiji-Mura

Meiji Mura est un musée à ciel ouvert, présentant le style architectural et des objets de l'époque de Meiji (1868-1912). En 1868, le Japon sortit de 250 ans d'isolement, qui lui ont permis de développer une culture propre mais lui ont fait prendre un retard technologique certain face aux pays Occidentaux. Abandonnant sa société féodale et révoquant son shōgun au profit de l'hégémonie du jeune empereur Meiji, le Japon s'embarqua dans une modernisation accélérée et se tourna vers les modes Occidentales (architecture, éducation, …), tout en y introduisant une pointe d'esthétique japonaise. Beaucoup de ces bâtiments survécurent aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, mais, ironie du sort, la plupart de ces trésors architecturaux furent démolis lors de la seconde vague de modernisation, après-guerre. Plus de 67 bâtiments de l'ensemble du Japon ont pu être préservés en étant déplacés dans ce parc puis rénovés. Dix de ces monuments ont été désignés Biens Culturels Importants. Certains bâtiments sont fermés au public, et ne sont donc visibles que de l'extérieur, mais beaucoup sont ouverts et présentent des meubles et objets d'époque. Pour vous déplacer dans cet immense parc, vous pouvez emprunter un authentique tramway de l'époque Meiji, qui a sillonné les rues de Kyōto, prendre un train à vapeur autour du lac Iruka ou monter dans le bus de Meiji-Mura.
Meiji-Mura se divise en 5 zones : zone 1- un lycée de l'époque Meiji et les résidences des écrivains Natsume Sōseki et Mori Ōgai ; zone 2- une ancienne brasserie de sake, un central téléphonique, une banque et l'auditorium d'une ancienne école primaire ; zone 3- un hôpital de l'époque Meiji, la résidence pavillonnaire d'un ancien politicien, un centre d'accueil des étrangers ; zone 4- un bureau de poste, des magasins, un théâtre ; zone 5- l'ancienne cathédrale Saint François Xavier de Kyōto, un commissariat, un studio photo, une prison et un tribunal, ainsi que l'entrée principale et la réception de l'Imperial Hotel, dessiné par Frank Lloyd Write.

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Dans la ville de Toyokawa

Relai Akasaka-juku de la route Tōkaidō et son musée

L'un des relais les plus populaires de la route Tōkaidō, reliant Edo (Tōkyō) et Kyōto, était le 36ème relai depuis Edo, Akasaka-juku. Il se trouve dans l'actuelle préfecture d'Aichi, dans la ville de Toyokawa. A son apogée, la ville pouvait se vanter d'avoir 62 Hatago, auberges pour les voyageurs ordinaires, trois Honjin, auberges réservées à la haute noblesse et aux samurai de haut rang, et un Waki-honjin, auberge pour les nobles de rang inférieur, les samurai ordinaires et les riches roturiers. Quatre-vingt trois auberges et 349 bâtiments bordent la route d'Akasaka. Différents commerces, petits restaurants et magasins s'occupaient des nombreux voyageurs et les femmes fournissaient différents services et divertissements. Les estampes (ukiyo-e) de Hiroshige, représentant les 53 stations de la Tōkaidō, montrent des geiko se maquillant tandis que les voyageurs profitent de leur dîner. Akasaka ne se trouvait qu'à 1,7km du relai suivant, Goyu-juku (actuelle ville de Toyokawa), ce qui en faisait les relais les plus proches, sur la Tōkaidō. Le relai suivant, Fujikawa-shuku, se trouvait à 9km de là, à Okazaki. En 1649, l'auberge Ōhashiya ouvrit avant de fermer temporairement en 1716, quand le bâtiment actuel fut érigé. Il a cessé son activité d'auberge en mars 2015, mais a été conservé comme bâtiment historique et musée.
Parcourir la Tōkaidō, c'est marcher sur les traces de célèbres samurai, de pélerins, de marchants, d'artisans et de citadins du passé, dont beaucoup sont restés à Akasaka, un important relai de la Tōkaidō et un site important du riche passé historique d'Aichi.

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