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Que peut-on voir dans la préfecture de Aomori?

Dans la préfecture de Aomori, comme dans celle de Akita, vous pourrez découvrir la magnifique hêtraie primaire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, Shirakami Sanchi. Vous pourrez également voir la côte Tanesashi-kaigan, le château Hirosaki-jō, le lac Towada-ko, les ruines Sannai-Maruyama datant de l'époque Jōmon, la montagne sacrée Osore-zan... Les coquilles Saint Jacques de la baie de Mutsu sont particulièrement réputées. Vous trouverez aussi du thon Ōma Maguro, du maquereau Hachinohemaeoki-saba ou encore des encornets. La région compte divers plats à base de produits de la mer, comme la soupe Ichigoni, à base d'oursins et d'ormeaux, le Jappa-jiru, un bouillon de tête et arrêtes (Jappa en dialecte d'Aomori) de poisson additionné de légumes racines (daikon, carrottes) et de sel ou de miso, le Senbei-jiru, une soupe de légumes, Nanbu Senbei (galettes de riz) et maquereau ou poulet,... Aomori est également réputée pour ses pommes. A Hirosaki, la cité de la pomme, de nombreux cafés proposent d'ailleurs des tartes aux pommes.

Dans la ville de Fukaura

Etang Ao-Ike

Réputé pour ses magnifiques tons bleus, l'étang Ao-ike, situé dans la hêtraie primitive Shirakami Sanchi, dont une partie est classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO, est accessible par le chemin de randonnée Jūniko (12 lacs). Comptez 40min pour faire la boucle qui vous mènera également aux étangs Ketoba-no-Ike, Wakitsubo-no-Ike et Ochikuchi-no-Ike.

Koganesaki Furofushi Onsen

Ce onsen propose un bain à ciel ouvert, au milieu des rochers, face à la mer. L'eau thermale y est particulièrement chargée en fer et en sels. Vous pourrez ainsi profiter des bienfaits du bain tout en admirant le sublime panorama.

Dans la ville de Hachinohe

Côte Tanesashi Kaigan

Ces 12km de côtes découpées, dans le parc national Sanriku Fukkō Kokuritsu Kōen, présentent une diversité floristique incroyable, avec plus de 600 espèces différentes. Au nord, sur l'île Kabu-shima, des colonies de goélands à queue noire (Umineko, Larus crassirostris) nident entre mars et août. Les pêcheurs locaux pensaient que ces oiseaux avaient la capacité de les guider sur les meilleurs lieux de pêche et étaient les messagers de la déesse Benzaiten, consacrée au sanctuaire Kabushima-jinja. Plus au sud, vous trouverez l'observatoire Ashigezaki tenbōdai, la côte de Osuga, le phare Samekado-tōdai et la côte rocheuse de Nakasuka, surnommée Hana-no-nagisa (rivage fleuri) parce qu'elle se couvre de fleurs au début de l'été. Encore plus au sud, vous entrez dans la prairie naturelle de Tanesashi. Vous verrez aussi un bosquet de pins centenaires, Yodo-no-Matsubara. Enfin, à l'extrémité sud se trouve la zone d'Okuki, où vous pourrez voir, sur la plage, une maison de pêcheurs au toit de chaume, ainsi que le sanctuaire Itsukushima-jinja de l'île Benten-jima. Le 11 mars 2011, le torī de ce sanctuaire a été emporté par le tsunami, mais la partie supérieure (kasagi), restée intacte, a dérivé jusqu'à la côte ouest des Etats-Unis (environ 7 000km), où elle fut découverte, en mars 2013, sur une plage de l'Oregon, à Florence. Rapatrié au Japon, le torī fut réparé et reconstruit 4 ans et 9 mois après cette terrible catastrophe. Cette porte sacrée est devenue un symbole de rétablissement et de fraternité entre les nations. Vous pourrez apprécier la côte Tanesashi Kaigan depuis la terre, par les chemins de promenade, ou depuis la mer, avec le Umineko sightseeing bus.

Dans la ville de Towada

Lac Towada-ko

Situé dans le parc national Towada-Hachimantai Kokuritsu Kōen, ce lac de cratère de 46km de circonférence, est la source de la rivière Oirase-gawa, qui s'écoule sur 67km. Malgré sa situation géographique, dans la zone montagneuse du nord du Japon, ce lac ne gèle jamais, lui valant le surnom de lac mystique. Vous pourrez apprécier la beauté enchanteresse de ce lac, entouré d'une hêtraie, en toute saison : fleurs au printemps, verdure en été, couleurs flamboyantes en automne et bien sûr paysage enneigé l'hiver. De nombreuses cascades alentour sont également accessibles. D'avril à novembre, il est possible d'y faire du canoë et de janvier à mars, des raquettes ou du ski de fond. Au sud-ouest, la péninsule Nakayama-hantō, faisant saillie dans le lac Towada-ko, abrite le sanctuaire Towada-jinja, dédié au Dragon de l'eau. Cette péninsule et celle située au sud-est (Okurayama-hantō) sont les reliques d'une caldeira secondaire. Selon une légende, un apprenti moine bouddhiste qui aurait vaincu un dragon serait vénéré ici en tant qu'incarnation du Dragon Bleu. Parmi les spécialités des environs, le saumon rouge (Oncorhynchus nerka), le Wakasagi (Hypomesus nipponensis) et les vins locaux.

Dans la ville de Hirosaki

Château Hirosaki-jō

Ce donjon, classé propriété culturelle importante, est le plus septentrional du Japon. Les 5 portes, les 3 tours de guet, le pont rouge Gejō-bashi et les douves sont également bien préservés. Sur le toit du donjon à trois étages, se trouve une paire de Shachihoko, créature marine légendaire ressemblant à un dauphin à tête de tigre, avec des épines de dragon sur le dos et une queue arquée pointant vers le ciel. Ils protègeraient contre les incendies et les démons. Le parc du château compte 2 600 cerisiers de 50 variétés différentes, dont les 25 premiers ont été importés de Kyōto et plantés en 1715 sur ordre du clan Tsugaru. A printemps se tient un festival pour admirer leur floraison. En automne, se tiennent le festival des chrysanthèmes, emblème de la famille impériale, et celui des feuilles d'automne. En hiver a lieu le festival des lanternes sous la neige.
A proximité, vous trouverez Tsugaru-han Neputa Village, un musée sur la culture locale, avec un marché d'artisanat local ainsi que le jardin commémoratif Fujita, une résidence de style occidental avec un jardin japonais.

Dans la ville de Aomori

Vestiges de Sannai-Maruyama

Cet ancien village est le plus grand site archéologique de l'époque Jōmon (-15 000 à -300), au Japon. Il est classé site historique national. Cet immense village aurait été habité pendant 1 500 ans et a livré de très nombreuses reliques (habitations à plancher rabaissé, sépultures, entrepôts), au cours des excavations de 1992. 2 000 de ces découvertes ont été classées propriétés culturelles importantes. Le musée Jōmon Jiyū-kan, sur site, propose des activités interactives pour découvrir la vie de ces villageois. Vous pourrez également vous initier à divers pratiques artistiques de l'époque (perle en forme de virgule, figurines en argile). Sur le site vous trouverez des maisons à plancher rabaissé, d'immenses maisons communes, des entrepôts sur pilotis et un grand bâtiment à six piliers.

Dans la ville de Tsuruta

Pont Tsuru-no-Mai Hashi

Ce pont en hiba (cyprès d'Aomori), achevé le 8 juillet 1994, est le plus long pont en bois du Japon. Construit selon les techniques architecturales japonaises traditionnelles, il enjambe le lac artificiel Mawarizeki Otame-ike, aussi appelé Tsugaru Fujimi-ko. Il mesure 300m de long et 3m de large, présente 3 arches, ses piles font 30cm de diamètre et il est constitué de 3 000 rondins (dont certains de plus de 150 ans) et 3 000 planches. De plus, le lac fut achevé en mars (3ème mois de l'année) de l'an 3 de l'empereur Manji (1660). Depuis l'époque d'Edo, le chiffre 3 est considéré comme sacré par les Japonais. De plus, le Hōju (perle sacrée), conservé dans le pavillon Kannon Hakkaku-dō, dans le parc du lac Fujimi, se trouve être dans le prolongement exact du pont Tsuru-no-Mai Hashi. A cela s'ajoute qu'en japonais « long pont de bois » (Nagai Ki no Hashi), se prononce exactement comme « pont de la longévité » (Nagaiki no Hashi). Enfin, de loin, le pont ressemble à un couple de grues du Japon (Grus japonensis) volant ensemble sur le lac, les grues étant symbole de longévité au Japon. Il n'en fallait pas moins pour faire de ce pont un talisman de longévité et de chance. La vue sur le mont Iwaki-san est exceptionnelle, en particulier au couchant. A proximité, le parc naturel Tanchōzuru est réputé apporter la chance en amour, mais surtout comme site d'observation des grues.

Dans la ville de Mutsu

Temple Osore-zan Bodai-ji

Le mont Osore-zan, dans la péninsule Shimokita-hantō est une montagne sacrée, au même titre que le mont Hiei-zan (à cheval sur les préfectures de Kyōto et Shiga) et la région montagneuse de Kōyasan (préfecture de Wakayama). Il s'agit en fait d'un volcan endormi dont la dernière éruption remonte à 10 000 ans. Le temple Bodai-ji, construit en 862 sur les rives du lac de cratère Usori-ko, serait l'œuvre du moine bouddhiste Ennin, qui serait venu s'installer ici après avoir édifié le temple Risshaku-ji, dans les montagnes de Yamagata (préfecture de Yamagata). Ce temple serait la destination finale des esprits des défunts, le lac et ses émanations sulfureuses évocant le Paradis de Bouddha et les enfers. Aux festivals Osorezan Taisai (20-24 juillet) et Osorezan Akimairi (début octobre), les gens viennent au temple pour communiquer avec les morts, par l'intermédiaire de médiums appelés Itako. Sachez qu'il vous sera possible de vous baigner dans ces eaux thermales sacrées ou de passer une nuit au temple, dans le shukubō Kisshōkaku.