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Les fêtes de Kyōto

Aoi matsuri

Défilé de Aoi matsuri

C'est l'une des trois grands fêtes de Kyōto, avec Gion matsuri et Jidai matsuri. Elle a lieu le 15 mai. Le défilé de plus de 500 personnes en costumes traditionnels se déroule du Palais impérial au sanctuaire Kamigamo-jinja, en passant par le sanctuaire Shimogamo-jinja. Les costumes des aristrocrates de l'ancienne capitale sont merveilleux.

Arashiyama Hanatōrō

Que voir en hiver au Japon ? A Arashiyama (Kyōto), Ōsaka et Kōbe, trois lieux incontournables de la région Kinki (ou Kansai), des illuminations sont organisées au mois de décembre. Elles ne sont pas connues des touristes européens mais méritent d'être vues.
A Arashiyama, campagne pittoresque au nord-ouest de la ville de Kyōto, des lanternes de différentes formes éclairent les allées et les jardins. Des images sont projetées sur certains temples et des spots éclairent la forêt de bambous. De magnifiques compositions florales joliment éclairées agrémentent le parcours. Le chemin des lanternes commence près du temple Nison-in, qui abrite deux statues de Bouddha, appelées Shaka et Amida. Il reste encore quelques feuilles d'érables rouges et le paysage faiblement éclairé par les lanternes est magnifique. Cet endroit se situe en haut du quartier Arashiyama et les visiteurs sont relativement moins nombreux que dans les rues du bas.
Après la visite des chemins du haut, vous descendez le chemin devant le temple Nison-in pour arriver à un champ. A côte, vous voyez la maison sombre Rakushisha, ancienne résidence de Mukai Kyorai (1651-1704), poète de l'époque d'Edo qui comptait parmi les dix disciples de Matsuo Bashō (1644-1694). Dans le champ en face, vous apercevrez des épouvantails qui portent des chapeaux chinois en paille, kasa en japonais. On cultive ici le haricot rouge, azuki, ingrédient nécessaire pour fabriquer le anko, pâte de haricot rouge sucré, souvent utilisé dans les gâteaux japonais, wagashi. Le anko fait avec les haricots d'ici est appelé Ogura-an et est renommé à Kyōto (Ogura est le nom de la montagne juste en face). A propos, ces épouvantails ne se trouvent dans le champ qu'à cette période. Autrefois, un épouvantail était installé devant la maison Rakushisha. Quand il portait son chapeau de paille, cela signifiait que le propriétaire était à la maison.
Continuez le chemin vers la forêt de bambous. Vous commencerez à apercevoir davantage de monde. Mais il est indéniable que la vue est féerique dans la forêt. C'est uniquement lors de ces illuminations qu'on peut voir les bambous scintiller dans le soir. N'oubliez pas de visiter le sanctuaire Nonomiya, qui se situe au milieu de ce chemin. Il est connu pour apporter la chance en amour et la santé aux bébés.
Descendez vers la rue qui lie la sortie de la forêt de bambous et le pont Togetsu-kyō, en passant devant le temple Tenryū-ji. Vous croiserez beaucoup de jeunes couples, attirés par le romantisme de ce décor. Vous pourrez chercher un restaurant près d'ici. Sinon, traversez la rivière vers l'autre côté. Le parc de la rive droite est joliment décoré par des lanternes.
Avancez pour trouver l'escalier vers l'entrée du temple Hōrin-ji. Ce temple est connu à Kyōto car les enfants qui vont avoir 13 ans doivent le visiter afin de recevoir la sagesse. Ensuite, en traversant le pont Togetsu-kyō pour rentrer, ils ne doivent pas se retourner, pour ne pas perdre la sagesse qu'ils viennent d'acquérir. Ce temple est ainsi connu chez les gens de Kyōto, mais il est spécialement illuminé pour cette semaine. Le temple vous invite dans un monde artistique grâce aux projecteurs qui illuminent les bâtiments. De plus, le temple domine toute la ville d'Arashiyama.
Les magasins et restaurants restent ouverts plus longtemps à cette occasion. Certains temples restent également ouverts aux visiteurs. Les illuminations commencent vers 17h, à la tombée de la nuit, et se terminent à 20h30.

Arashiyama Kōyō

Le festival de kōyō a lieu chaque année le deuxième dimanche de novembre sur la rivière Hozu-gawa qui traverse Arashiyama, à Kyōto. Des personnes en costumes traditionnels jouent de la musique (taiko, koto, shamisen), chantent ou bien dansent avec des éventails, des ombrelles ou des soucoupes, sur des embarcations. Celles-ci sont dirigées par des barreurs et tournent sur la rivière, en amont de l'île de Nakano-shima.
Sur la rive, quelques privilégiés assistent à une cérémonie du thé en présence d'une geiko. Une représentation de théâtre kyōgen est également donnée.

Fête du feu de Kurama

La fête du feu de Kurama se tient au bas du sanctuaire Yūki-jinja, à Kurama (au nord de Kyōto), le soir du 22 octobre. Au 10ème siècle, les habitants ont accueilli le dieu tutélaire en allumant des torches, afin de prier pour la paix. Cette tradition s'est perpétuée. Les 300 flambeaux sont rassemblés devant le temple de Kurama à 21h puis des gens portent un char dans le village à partir de 22h. C'est l'occasion, pour les hommes de Kurama, de montrer leur grande bravoure. Les alentours débordent de spectateurs et de flammes.

Gion matsuri

La fête Aoi-matsuri, la fête Gion-matsuri et la fête Jidai-matsuri sont les trois grandes fêtes de Kyōto. La fête de Gion a lieu durant le mois de juillet, et attire chaque année beaucoup de visiteurs. Elle est liée au sanctuaire Yasaka-jinja, qui se trouve à l'extrémité est de l'avenue Shijō-dōri. A l'origine, la fête avait pour vocation de chasser les esprits mauvais. Durant le mois de juillet, 32 chars (yamaboko) sont montés (23 dashi, chars à toiture sans flèche, et 9 hoko, chars dont la toiture présente une flèche). Il y en avait autrefois 66, un pour chaque province de l'ancien Japon. Vous pourrez admirer le défilé des chars tout en écoutant une musique traditionnelle appelée " Gion-bayashi ", composée de taiko, fue et cloches. La procession des Hoko, dite Yamaboko-junkō, a lieu le 17 juillet. Surnommé "Musée en mouvement", c'est le plus grand événement de la fête.
" Yoiyama " correspond aux soirées se tenant entre le 14 et le 16 juillet. C'est une très bonne occasion pour se balader dans ces quartiers en yukata, kimono de coton d'été, car l'avenue Shijō-dōri et ses alentours deviennent piétonnes. Malgré la foule, il est très intéressant de se balader tout en cherchant les différents Hoko ou Dashi disséminés dans chaque quartier. Vous pourrez les retrouver entre les rues Anekoji-dōri et Matsubara-dōri du nord au sud et les rues Higashi-no-Tōin-dōri et Abura-no-kōji-dōri d'est en ouest.
Si vous ne pouvez pas vous rendre aux soirées Yoiyama ou à la procession du 17, vous pourrez vous rattraper à celle du 24 juillet, appelée "Hanagasa-junkō". Des femmes y portent des chapeaux ornés de fleurs. Le défilé de chars part à 10h du sanctuaire Yasaka-jinja et y revient pour la danse des Maiko et Geiko, femmes spécialistes des arts traditionnels japonais qui portent des kimono.
La fête de Gion a pour but de chasser les esprits mauvais et les épidémies. Avec le temps, les riverains de Gion sont devenus riches et ont commencé à décorer leurs Hoko avec les trésors qu'ils ont obtenus grâce à l'import-export. Après le 16ème siècle, ils ont reçu des tapis persans, indiens et belges ainsi que des parures de plusieurs pays étrangers. Ces objets d'art furent utilisés afin d'orner les Hoko. Pour les citoyens, les chars sont également une sorte de signe de prestige.

Programme des festivités

À partir du 1er : répétions de musique. Si vous marchez dans les petites rues de ce quartier, vous pourrez entendre jouer les riverains.
Le 10 : rituel de lavage du char, Mikoshi-arai. Le char qui reçoit, durant la fête, l'esprit de Susanō-no-mikoto, une divinité du shintoïsme, est amené à la rivière Kamo-gawa pour être lavé et purifié avec l'eau de la rivière.
Entre le 10 et le 14 : assemblage des chars Hoko de manière ancestrale, avec seulement des cordes, sans utilisation de clous. Les chars à tirer sont assemblés à partir du 10, alors que les chars portés sur l'épaule le sont trois jours plus tard.
Entre le 14 et le 16 : période précédant la fête du 17, dite Yoiyama. On peut voir de jolis paravents pliants, byōbu, à l'entrée des anciennes maisons du quartier. L'atmosphère des rues est particulière. Des figurines de dieux sont installées sur les autels des maisons ou du centre citoyen. Les légumes cultivés à Kyōto leurs sont donnés en offrandes et on peut même entrer dans certaines maisons.
Le 17 : Yamaboko-junkō, la grande parade des 32 chars. À partir de l'intersection Shijō-Karasuma, on peut assister à un défilé dynamique.
Le 24 : Hanagasa-junkō, deuxième parade, qui a commencé en 1966. A travers cette parade, vous découvrirez les arts traditionnels de Kyōto.

Inokosai

Le festival a lieu chaque année, le 1er novembre, au sanctuaire GoŌ-jinja, à proximité du Palais Impérial de Kyōto. Il consiste en une cérémonie costumée suivie d'une procession aux flambeaux puis d'un dîner.
La cérémonie est réalisée par des participants vêtus de kimono traditionnels de l'époque Heian. Cette cérémonie représente l'Empereur préparant des mochi (boules de pâte de riz) et les partageant avec les autres participants pour prier pour leur santé.
S'ensuit une procession vers le Palais Impérial. Chaque participant porte une veste et est muni d'un lampion fournis par le sanctuaire. Après la procession, un bol de oden est offert aux participants. La soirée se termine par la confection de mochi (mochizuki).

Jidai matsuri

La fête Jidai-matsuri (jidai signifie époque en japonais), la fête Aoi-matsuri et la fête Gion-matsuri sont les trois grandes fêtes de Kyōto.
La fête de Jidai consiste en un défilé de 2 000 participants en costumes traditionnels marchant lentement du Palais Impérial au sanctuaire Heian-jingū. Ce défilé représente des scènes historiques entre les 8ème et 19ème siècle, quand la capitale était Kyōto. Les tenues et ornements traditionnels sont fidèlement reproduits d'après des documents historiques. Ce défilé de deux kilomètres commence par la troupe de samurai de la fin du 19ème siècle et finit par les deux chars transportant les Empereurs Kanmu (737-806) et Kōmei (1831-1866), les premier et dernier Empereurs de Kyōto. Des applaudissements ne cessent d'éclater depuis le départ du Palais Impérial à midi jusqu'à l'arrivée au sanctuaire Heian-jingū à 14H30.

Kyokusui-no-utage

Kyokusui no utage, qui a lieu le 3 novembre, est un concours de tanka (poème de 31 syllabes), qui se déroule dans les jardins du sanctuaire Jōnan-gū. Un ruisseau sinueux traverse ces jardins. La cérémonie commence par de la musique traditionnelle (koto) puis les participants arrivent en procession. Une shirabyōshi exécute ensuite une danse.
Ce concours oppose sept poètes d'Ōsaka et de Kyōto qui portent des costumes traditionnels de l'époque Heian. Les participants sont répartis le long du ruisseau, à intervalles réguliers. Le principe est la suivant : chaque participant a en sa possession de quoi écrire et des fleurs jaunes. Il doit écrire un tanka avant l'arrivée des coupelles de sake que deux enfants mettent à l'eau. Les coupelles dérivent d'amont en aval. Quand un participant a fini un tanka, il récupère une coupelle de sake, la boit, dépose une fleur jaune dans la coupelle et la remet à l'eau. Puis il commence un nouveau tanka. Quand ils ont terminé, les enfants récupèrent les tanka et les prêtres les chantent devant l'assemblée.

Ohitakisai

Cette cérémonie religieuse shintō a lieu tous les ans, le 8 novembre, au sanctuaire Fushimi Inari Taisha, à Kyōto. Il s'agit d'une cérémonie de remerciement pour la récolte du riz. Trois grands feux sont allumés et plusieurs centaines de milliers de pièces de bois où sont inscrits des souhaits (ema), y sont brûlés.
Au début, les feux produisent une fumée telle qu'on ne voit plus rien. Puis la fumée se dissipe et les prêtres commencent à jeter les pièces de bois, pendant que d'autres prient. Au cours de la cérémonie, un des prêtres lance dans chacun des trois feux, trois éléments sacrés. La cérémonie se poursuit jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de pièces de bois.
Dans la soirée, les prêtres dansent et jouent de la musique. Prévoyez de bien vous couvrir car vous serez pieds nus en plein vent.