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Que peut-on voir dans la préfecture de Hiroshima?

C'est entre la fin du 6ème et le début du 7ème siècle que la préfecture de Hiroshima, située dans le sud-ouest de Honshū et alors divisée en Aki et Bingo, commence à se développer grâce au transport de marchandises. En 1589, le seigneur Mori Terumoto crée la ville de Hiroshima et y fait construire son château. Durant la période d'Edo (1603-1867), la préfecture de Hiroshima est divisée en Fukuyama, à l'est, et Hiroshima, à l'ouest. Ce n'est qu'en 1876 que l'actuelle préfecture de Hiroshima voit le jour. Le 6 août 1945, à 8h15, la ville de Hiroshima est rasée en une fraction de seconde par la première bombe atomique de l'Histoire. Les villes voisines ont aussi souffert de la guerre. Les efforts des citoyens ont permis à la région de ressusciter et de devenir le centre administratif, économique et culturel de la région Chūgoku-Shikoku. Vous pourrez notamment voir 2 biens inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO : le sanctuaire Itsukushima-jinja et le Dome de la Bombe Atomique. Ne vous arrêtez pas là, visitez aussi le jardin Shukkei-en, la ville portuaire de Tomonoura, le musée maritime de Kure, le village de danse théâtrale Kagura... Hiroshima est aussi connue pour ses manjū en forme de feuille d'érable et son sake, goûtez-y.

Dans la ville de Hiroshima

Dôme de la Bombe A ou Genbaku-dōmu

Ce bâtiment en béton d'architecture européenne moderne, construit entre 1914 et 1915, est dû à l'architecte tchécoslovaque Jan Letzel. Avant guerre, il servait de palais d'exposition industrielle. En 1921, une grande exposition de pâtisserie s'y est tenue et c'est à cette occasion que le baumkuchen a fait sa première apparition au Japon. Bien qu'à seulement 160m de l'hypocentre, le bâtiment a en partie résisté à l'exposion de la bombe nucléaire, mais aucune des personnes présentes à l'intérieur n'en a réchappé. En 1996, le dôme a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Parc du Mémorial de la Paix

Le parc du Mémorial de la Paix a été construit sur un ancien quartier commerçant et résidentiel, très animé, détruit par la bombe atomique. Il a été conçu par l'architecte japonais Tange Kenzō et achevé en 1954. Vous y verrez de nombreux monuments commémorant les morts et symbolisant l'espoir de paix universelle. Chaque année, le 6 août, a lieu une cérémonie commémorative.

Musée du Mémorial de la Paix de Hiroshima

Il se trouve face à l'entrée du parc du Mémorial de la Paix. Depuis le boulevard de la Paix, le musée, le cénotaphe, la flamme de la paix et le Dôme sont alignés. Le musée, ouvert en 1955, présente de nombreux documents (photos, vidéos, maquettes, objets carbonisés) sur la bombe nucléaire, sur Hiroshima avant et après le bombardement, sur les séquelles dues à la radioactivité. Le musée, également réalisé par Tange Kenzō, invite à réfléchir à l'avenir de l'humanité et à l'utilité des armes nucléaires.

Cloche de la Paix

Elle a été réalisée par la société Genbaku Hisaisha Hiroshima Higan Kesshō-no-Kai (Association de cristallisation des souhaits des victimes de la bombe atomique de Hiroshima), le 20 septembre 1964. Vous pouvez y voir gravée une carte du monde sans frontières, symbolisant l'unité mondiale. Il y est également inscrit un symbole exprimant la nécessité de bannir les armes nucléaires et hydrogène et à l'opposé, un miroir censé refléter le cœur des gens qui frappent la cloche.

Hypocentre à l'Hôpital Shima

La bombe atomique a explosé à 132°27'17'' de longitude est et 34°23'41'' de latitude nord, à 600m d'altitude, juste au-dessus de l'hôpital Shima, à Hiroshima. Un panneau explicatif se trouve à l'entrée de l'hôpital, qui a été reconstruit.

Flamme de la Paix

Cette flamme qui symbolise l'espoir d'une paix universelle éternelle a été imaginée par l'architecte japonais Tange Kenzō et brûle sans interruption depuis le 1er août 1964. Le piédestal forme deux mains ouvertes réunies au niveau du poignet, paumes tournées vers le ciel. La flamme doit brûler jusqu'à l'abolition complète des armes nucléaires.

Monument de la Paix des enfants

Ce monument à été construit à la mémoire de Sasaki Sadako (décédée, à l'âge de 12 ans, d'une leucémie liée à l'exposition aux rayonnements nucléaires de la bombe A) et de tous les enfants, victimes directes ou indirectes de la bombe A. Les enfants y déposent régulièrement des grues en origami, symbole de longévité. Une fillette en bronze portant une grue se tient sur le dôme, sur lequel sont représentés un garçon et une fille, symboles de l'espoir dans un avenir radieux.

Cénotaphe pour les victimes de la bombe A

Hiroshima est la première ville au monde à avoir subit une attaque nucléaire. Ce cénotaphe a été dessiné par l'architecte japonais Tange Kenzō et porte cet épitaphe : "Laissez toutes les âmes reposer ici en paix ; nous ne répéterons pas ce fléau.". Dans le coffre en pierre se trouve la liste des noms des victimes japonaises et étrangères de la bombe A.

Musée Préfectoral d'Art de Hiroshima et Musée d'Art Contemporain de Hiroshima

Le Musée Préfectoral d'Art de Hiroshima expose des œuvres en rapport avec la préfecture de Hiroshima (art et artisanat asiatiques et japonais) ainsi que des travaux des années 1920-1930. Le Musée d'Art Contemporain de Hiroshima est le premier musée d'art moderne de la ville. Il s'intéresse à l'art moderne depuis la fin de la seconde guerre mondiale, au lien qui unit Hiroshima à l'art moderne et aux œuvres de jeunes artistes de talent.

Jardin Shukkei-en

La création de ce jardin, concu par Ueda Soko, maître de cérémonie du thé et conseiller du seigneur d'Hiroshima, Asano Naga-akira, débuta en 1620. Son nom, Shukkei-en (littéralement parc des paysages miniatures), est dû à ses nombreux paysages miniaturisés, dont un lac de l'ouest de Hangzhou, en Chine. Il est surtout réputé pour la floraison de ses pruniers et cerisiers.

Dans la ville de Kure

Musée Yamato

Ce musée maritime s'intéresse à la construction navale, la fabrication de l'acier et l'histoire de la ville de Kure. Une maquette au 1/10 du cuirassé Yamato et des originaux d'un avion de chasse Rei-Shiki-Kanjō-Sentōki (Mitsubishi A6M Navy Type 0) et un sous-marin de poche suicide Kaiten (littéralement porte du Ciel) y sont exposés. En plein air, vous pourrez voir le sous-marin de poche Shinkai, destiné à la recherche et un parc permettant de se représenter la taille réelle du cuirassé Yamato.

Parc Rekishi-no-mieru-oka

Ce parc a été construit sur la colline surplombant l'ancien bourg Mitarai lorsque celui-ci a été classé. Vous pourrez jouïr d'un magnifique panorama sur le quartier, mais aussi sur les collines au nord de Hiroshima, le détroit Kurushima-kaikyō (Mer de Seto) et les montagnes de Shikoku.

Dans la ville de Miya-jima

Sanctuaire Itsukushima-jinja

Les Japonais considèrent, depuis des temps immémoriaux, que l'île de Miya-jima est habitée de dieux shintō. C'est pour cette raison que le sanctuaire Itsukushima-jinja, qui date de la fin du 6ème siècle, a été construit sur la mer. Sa magnifique apparence est due à Taira-no-Kiyomori, qui le fit reconstruire en 1168. Si vous avez la possibilité de passer la nuit sur l'île (hôtel ou auberge traditionnelle), vous pourrez profiter de l'éclairage nocturne du sanctuaire, qui en fait un lieu féérique. Le torī flottant sur la mer est emblématique de ce sanctuaire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il est possible de louer de kayaks de mer pour faire le tour de l'île et approcher du torī flottant à marée haute.

Pavillon des trésors d'Itsukushima-jinja

Dans ce pavillon, vous pourrez voir de nombreux objets précieux tels que des sutra provenant de la famille Heike (Taira), un instrument de musique, une armure datant de la guerre de Genpei, des épées ornementales, un éventail pliant... Ces objets ne sont pas toujours tous exposés.

Mont Misen

L'île de Miyajima est presque entièrement boisée et présente de nombreuses plantes endémiques. Elle fait également partie de la convention Ramsar. Depuis le sommet du mont Misen (alt. 535m), accessible en téléphérique ou à pied, vous pourrez jouïr d'une vue magnifique sur la mer intérieure du Japon.

Parc Momijidani

Au pied du mont Misen, ce parc, qui doit son nom à ses nombreux érables, est particulièrement beau à l'automne, quand les feuillages deviennent d'un rouge flamboyant. Le parc est également traversé par une rivière, où viennent s'abreuver les daims semi-sauvages.

Centre de produits traditionnels de Miya-jima

Le centre possède un espace (1er étage) où vous pourrez apprendre à réaliser les momiji-manjū, friandises en forme de feuille d'érable, typiques de la préfecture d'Hiroshima. Vous pourrez également fabriquer une shamoji, spatule à riz ronde (2ème étage). Au rez-de-chaussée, présente l'artisanat traditionnel de Miya-jima et ses 200 ans d'histoire.

Rues Omotesandō et Machiya-dōri

Dans cette principale rue menant au sanctuaire Itsukushima-jinja depuis le port, vous trouverez de nombreuses boutiques. Vous y trouverez en particulier les shamoji (spatule à riz ronde) et momiji-manjū (friandises en forme de feuille d'érable), typiques de la région. Vous trouverez aussi des échoppes servant des spécialités culinaires de Miyajima, comme le congre (anago) et les huîtres frites (kaki-furai). Derrière Omotesandō se trouve la rue Machiya-dōri, bordée de maisons anciennes transformées en cafés et galeries d'art.

Musée de l'Histoire et du Folklore de Miyajima

Cette ancienne résidence de marchand date des années 1830. Elle abrite aujourd'hui un musée s'intéressant à l’histoire et à la culture (artisanat et festivals) de Miya-jima à travers plus de 2000 objets (peintures, artisanat en bois, documents...).

Pagode à cinq étages

Cette pagode de 27,6m de haut, construite en 1407, mélange à l'architecture japonaise traditionnelle, le style architectural zen chinois. La partie supérieure est décorée de peintures dorées et le mur intérieur présente des peintures bouddhistes colorées.

Temple Daishō-in

Ce temple bouddhiste, situé à l'arrière du sanctuaire Itsukushima-jinja et au pied du mont Misen, est le siège de la branche Shingonshū-okuro-ha et le centre religieux bouddhiste de Miya-jima. A ce titre, il gère les vestiges en lien avec Kōbō-Daishi (ou Kūkai), qui, en 806, aurait médité 100 jours sur le mont Misen avant de créer le temple. Jusqu'à la restauration de Meiji, il était également en charge des cérémonies du sanctuaire Itsukushima-jinja. Plusieurs statues de Bouddha de ce temple sont particulièrement vénérées.

Temple Daigan-ji

Fondé entre 1201 et 1203 par le moine bouddhiste de la branche Shingonshū, Ryōkai, ce temple était chargé de la maintenance du sanctuaire Itsukushima-jinja, jusqu'à la restauration de Meiji. Il abrite de nombreux biens culturels classés et des archives. La statue de la déesse Benzaiten conservée dans ce temple est l'une des trois plus importantes du Japon. La statue assise du Bouddha de la médecine (Yakushi-Nyorai) daterait du 10ème siècle et aurait été réalisée par Kōbō-Daishi (ou Kūkai).

Dans la ville de Fukuyama

Musée d'Histoire de la Préfecture de Hiroshima

Les vestiges de la ville de Kusado, Kusado-sengen-chō iseki, ensevelie sous les eaux de la rivière Ashida-gawa en 1673, ont été mis à jour en 1961. Le musée présente le quotidien des habitants de cette ancienne ville restaurée pour une découverte ludique de la culture régionale au début de l'époque d'Edo.

Musée et Jardin du temple zen Shinshō-ji

Dans le jardin, vous trouverez le pavillon des arts, Kōtei, des bâtiments de l'époque Kamakura, une reconstitution du pavillon de thé de Sen no Rikyū et le Shōdō (salle du supérieur du temple). Vous pourrez voir des peintures zen et des calligraphies à l'encre de Chine (bokuseki) dédiées à Hakuin (moine bouddhiste de la branche Rinzai-shū, du début de l'époque d'Edo), vous initier au zazen et à la copie de sutra, manger les udon de Shinshō-ji comme les moines ascètes (unsui) ou un repas de tōfu bouilli...

Tomonoura

Cette cité portuaire, de plus d'un millénaire, a longtemps prospéré grâce au transport. Son aspect a peu changé depuis l'époque d'Edo. Vous pourrez apprécier la vue sur la Mer intérieure du Japon et voir un phare et des escaliers en pierre servant au déchargement des navires (gangi), toujours utilisés de nos jours. Près du port, des maisons traditionnelles s'alignent. La région est réputée pour sa liqueur de plantes médicinales, hōmeishu, considérée efficace contre la fatigue et le froid. La recette originale, inventée par le docteur Nakamura, comprenait 13 plantes, dont Angelica acutiloba (tōki), des fleurs de prunier (baika) et des fleurs de ronces (ibara no hana). Les recettes actuelles sont très variables d'un fabricant à l'autre.

Dans la ville de Akitakata

Village Kagura Monzen Tōji-mura

Le kagura est une danse rituelle accompagnée de taiko et de flûte, exécutée par des prêtresses (miko), pour célébrer les dieux shintō. Il se pratiquait lors des célébrations des ujigami, les dieux gardiens locaux, et lors des cérémonies de prière pour la fertilité des terres, une bonne pêche ou encore la santé. Au village de Kagura Monzen Tōji-mura, vous pourrez assister à des représentations sur scène et découvrir, à travers le musée, l'histoire et les costumes de kagura.