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Que peut-on voir dans la préfecture de Ishikawa?

La préfecture d'Ishikawa se situe au nord de celle de Fukui. Noto-hantō est la partie la plus au nord de la préfecture. Vous pourrez y voir le magnifique parc de Notokongō et des tumulus de l'époque Jōmon. La ville de Komatsu possède un petit aéroport. Les plus préssés pourront donc rejoindre cette destination par un vol intérieur. Elle sera, dans l'avenir, accessible en shinkansen depuis Tōkyō puis Kyōto, par la ligne Hokuriku. Enfin, Kanazawa est le chef-lieu de la préfecture. Cette ville est parfois surnommée "la petite Kyōto" du fait de sa magnificence. Le jardin Kenroku-en est un incontournable.

Dans la péninsule de Noto-hantō

Notokongō

Avec ses sublimes paysages sur la mer du Japon, Noto Hantō Kokutei Kōen est le joyau de Noto. Sur le front de mer entre le port Fukura-kō et Seki-no-hana, se succèdent des falaises escarpées et des roches aux formes étranges, sculptées par le vagues. Le site le plus spectaculaire est certainement « Ganmon » (la porte rocheuse), une énorme arche creusée par l'érosion marine. Vous pouvez passer sous l'arche ou l'admirer au cours d'une excursion en bateau, en même temps que les lieux-dits « Taka-no-su iwa » (le rocher de l'aire du faucon), « Hatago iwa » (le rocher de l'appareil) ou « Gōban-jima » (l'île plateau de jeu de gō), entre autres. La falaise de Yase est un lieu populaire de Notokongō. Cette falaise escarpée, haute de 35m, apparaît dans l'adaptation du chef d'œuvre du romancier Matsumoto Seichō (1909-1992), « Le foyer zéro ». Depuis la falaise, il est possible d'admirer les flots déchaînés de la mer du Japon. En longeant la falaise par le chemin de promenade, vous pourrez profiter de la nature, pour arriver au lieu-dit « Yoshitsune no funa kakushi » (le bateau caché de Yoshitsune). Le plus ancien phare en bois du Japon, le cap nez de cochon (I-no-hana), le rocher des mille tatamis (Senjōjiki), … la liste des sites à voir est inépuisable. Du belvédère, vous pourrez admirer la mer d'un bleu transparent.
Au Centre de Notokongō (Notokongō senta), près de Ganmon, vous pourrez, tout en admirant l'arche, déguster des plats de poissons et de fruits de mer frais. Vous pourrez aussi acheter des spécialités de Noto : himono (poisson salé et séché), tsukemono (légumes saumurés), gâteaux, ...

Groupe de Tumulus Ame-no-Miya

Ce groupe de trente-six tumulus, situé au sommet du mont Bijō-zan (altitude 188m) a été édifié entre le milieu du 4ème et le début du 5ème siècle. Sur le lieu le plus élevé, Raigamine, se trouve le premier tertre, en trou de serrure anguleux, long de 64m, présentant 2 étages et dont les pentes sont couvertes de pierres (fuki-ishi). Il est le plus vaste tumulus de la préfecture d'Ishikawa. Le deuxième tertre, qui se trouve au nord-est du premier, est en trou de serrure courbe et long de 65m. La taille des tumulus et les nombreux objets retrouvés à l'intérieur, font supposer que les personnes inhumées ici étaient les chefs de la région de Noto. L'examen de l’histoire de cette région, à l'époque des tumulus, montre que les tombes de Ame-no-Miya représentent des biens culturels considérables. Les tombes Kodanaka Shinnō-zuka et Kodanaka Kame-zuka, se font face dans le rift Ōchigata, qui forme comme une ceinture entre les montagnes Bijō-zan et Sekidō-zan. Elles ont été désigné vestiges historiques nationaux, le 12 octobre 1982.
De 1992 à 1997, une campagne de fouilles a été organisée dans ce groupe de tumulus et de nombreux objets funéraires ont été exhumés. Ceux de la permière tombe comprenaient un miroir en bronze, 165 objets métalliques, 34 perles de jade et des fragments de poteries et de laques. Ils ont été collectivement désignés Biens Culturels Importants du Japon, en 2008. A partir de 1994, le service des Monuments Historiques de l'Agence des Affaires Culturelles, a fait restaurer les tumulus dans leur état d'origine. Le site est protégé en tant que parc archéologique et présente aussi un musée : Ame-no-miya Noto Ōbo-no-yakata.

Dans la ville de Kanazawa

Kenroku-en

Kenroku-en, après avoir été désigné site national à la beauté pittoresque, en 1922, a été désigné site national à la beauté spécialement pittoresque, en 1985. Il est également un des trois plus célèbres jardins du Japon, avec Kairaku-en (Mito, préfecture d'Ibaraki) et Kōraku-en (Okayama, préfecture d'Okayama).
Cette toile multicolore évolue au fil des saisons et rend le parc fascinant : au printemps, ce sont les cerisiers en fleurs, au début de l'été, les iris, à l'automne, les couleurs flamboyantes des feuillages et enfin en hiver, le blanc de la neige et les yukizuri (protections des arbres contre la neige).
Si vous voulez profiter d'une promenade au calme, pensez à venir tôt le matin ou en nocturne. Le soir, des éclairages transforment le parc en un espace féérique. Kenroku-en fait environ 11 hectares ; il est donc préférable de recourir à un guide, pour ne pas s'y perdre. La lanterne de pierre Kotoji-dōrō, le pin Karasaki-no-matsu, le pont Gankō-bashi, l'étang Kasumiga-ike, la maison de thé Shigure-tei, la maison de thé Yugao-tei, … et bien d'autres choses font le charme de Kenroku-en.
Pendant la période d'Edo (1603 - 1868), le Daimyō (seigneur féodal) de Kaga (actuel sud de Ishikawa) créa un jardin seigneurial, Kenroku-en, que les générations suivantes agrandirent. Après l'entrée triomphale de Maeda Toshiie, fondateur du domaine de Kaga, au château de Kanazawa en 1583, le temple familial des Maeda (Hōen-ji) et leur lieu de culte (Hachaku-ji), furent édifiés dans la plaine menant au plateau de Kodatsuno. Trente ans plus tard, en 1620, ces deux temples furent déplacés pour installer les résidences de sept anciens vassaux du domaine de Kaga. A la même période fut construit, sur la terrasse en face du château, la résidence d'un érudit Ming, Ohaku, invité du 2ème seigneur, Toshinaga. Le développement de Kenroku-en a débuté avec l'aménagement de cette terrasse. Le 5ème seigneur, Tsunanori, rapatria l'étude sur le terrain du château et fit construire à la place une villa avec jardin pour lui-même. Le jardin s'appelait alors Renchi-teien. Il était régulièrement utilisé pour des banquets, à l'occasion de Otsukimi (contemplation de la lune) ou Kōyō (contemplation des couleurs d'automne). Renchi-teien était très apprécié des seigneurs successifs et de leurs vassaux, mais il fut presque entièrement détruit par un terrible incendit, en 1759. C'est le 11ème seigneur, Harunaga, qui fit restaurer le jardin. Avec la construction de la cascade Midori-taki et de la maison de thé Yugao-tei, en 1774, puis la maison de thé Uchihashi-tei, en 1776, le jardin est presque achevé. La plaine au nord de Renchi-teien, Chitose-dai, subit aussi des changements, les seigneurs voulant l'intégrer au jardin.
En 1792, Harunaga y fit construire les écoles Meirindō et Keibukan. Après sa mort, son héritier et 12ème seigneur, Narinaga, fit déplacer les écoles et fit construire, en 1822, une villa de retraite pour lui-même, Takezawa Goten. La même année, Matsudaira Sadanobu, seigneur du domaine de Shirakawa, au nord-est du Japon, renomma le site Kenroku-en.
Après la mort de Narinaga, son successeur et 13ème seigneur, Nariyasu, fit entièrement détruire la villa de 13 224m² et 200 pièces. La démolition s'acheva en 1851. En agrandissant l'étang, en plantant des arbres aux formes harmonieuses, en intégrant la plaine Chitose-dai au paysage de Renchi-teien, Nariyasu a embelli le jardin. Kenroku-en fut entièrement ouvert au public en 1874. Le Monument de Meiji fut erigé à la mémoire des soldats envoyés à la guerre dans le sud du Japon, en 1880.
En 1976 l'entrée du jardin devint payante. Le développement de l'étang Hase-ike fut programmé en 1994 et achevé en 2000. Les maisons de thé Shigure-tei et Funano-ochin, détruites au début de l'ère Meiji, furent reconstruites à l'occasion. Deux ruisseaux furent également ajoutés pour enrichir le jardin.

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Dans la ville de Komatsu

Nata-dera

Sept des bâtiments de ce monastère enveloppé d'une nature grandiose, ont été désignés biens culturels importants et deux sites, rappelant les peintures traditionnelles de montagnes et rivières (sansuiga), ont été classés sites remarquables pour leur beautté pittoresque. Bien que le site soit beau en toute saison, c'est surtout l'automne (Kōyō) et les couleurs flamboyantes des feuillages sur les falaises qui font la renommée de Nata-dera. Vous verrez, dans le parc, les roches Kigan-Yūsenkyō, aux formes étranges, le sanctuaire principal (Hondō), le grand étang, la pagode à trois étages, le pont Fugetsu, le pavillon Kondō, le beffroi (Shōrō), … ainsi que le sanctuaire shintō Wakamiya Hakusan. Il existe aussi un jardin aménagé près du temple, le Shōin. Le petit musée Homotsukan présente les trésors du temple. Nata-dera rend un culte à la déesse immaculée du mont Haku-san et perpétue le rituel de purification, Umarekiyomaru.
Depuis les époques Jōmon (14 000 à 300 av. J.-C) et Yayoi (300 av. J.-C à 250 apr. J.-C), les Hommes pensaient que chaque montagne, rivière, plante, roche, ... était habitée par un esprit. Pour bénéficier de leur protection, ils vouaient un culte à la Nature, et en particulier sur le site de Nata-dera. A l’époque Jōmon, ils pensaient que traverser la grotte, Iwaya-tainai-kuguri, permettait de se purifier. De plus, une croyance locale, faisait du mont Haku-san (« Mont blanc »), le lieu de purification des âmes avant leur renaissance. Le culte du mont Haku-san et le rituel Iwaya-tainai-kuguri ont ensuite fusionné. En 717, le moine bouddhiste Taichō escalada le mont Haku-san et entreprit la construction du monastère Iwaya-dera (en référence aux grottes naturelles du site), rebaptisé Nata-dera en 986 par l'empereur retiré Kazan-Hōō, qui y séjourna et le fit agrandir. L’enseignement de Taichō s'appuyait sur la communion avec la Nature, jinenchi, en parfaite harmonie avec les anciennes croyances. Le monastère fut détruit trois fois, à cause des guerres, puis reconstruit en 1640 par Maeda Toshitsune, troisième seigneur du fief de Kaga. A l’époque d’Edo (1603 –1868), Matsuo Bashō, maître de haiku, y fit un pèlerinage et écrivit le poème suivant : « Vent d'automne plus blanc que les pierres de Nata-dera ».

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