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Les traditions des Japonais

Les cérémonies japonaises de la naissance à la majorité

Oshichiya

Littéralement, les sept nuits. De la naissance à 7 jours, fête pour souhaiter que l'enfant se développe en bonne santé, et cérémonie pour trouver son nom. Une feuille calligraphiée indiquant le nom et la date de naissance est affichée au dessus du lit du nouveau-né.

Hatsunomiya mairi

Première présentation au sanctuaire. De la naissance à 30 jours, première présentation au sanctuaire shintō proche du lieu de domicile pour annoncer au dieu la naissance de l'enfant et lui montrer ce nouveau membre de la famille.

Okuizome

Littéralement, commencer à manger. Cérémonie qui a le plus souvent lieu entre la naissance et le 100ème jour. Elle permet de souhaiter que le nouveau-né n'ait pas de problème avec la nourriture (notamment allergies) au cours de sa vie.
Il s'agit d'un plateau avec une soupe et trois accompagnements de légumes que l'on fait semblant de faire manger au nourrisson à l'aide de baguettes. Les baguettes sont généralement offertes au cours de Hatsunomiya mairi, par le sanctuaire.

Hatsuzekku

Premières fêtes traditionnelles dites "sekku". C'est la première fois, depuis sa naissance, que le nouveau-né célèbre une des fêtes traditionnelles japonaises. Pour les filles, il s'agit de Hinamatsuri, le 3 mars, et pour les garçons, de Tango no sekku ou Kodomo no hi, le 5 mai.

Nyūen, Sotsuen, Nyūgaku et Sotsugyō

Respectivement, cérémonies d'entrée en maternelle, de sortie de maternelle, d'entrée à l'école et de fin d'études.
Pour les Japonais, l'éducation est très importante et ces fêtes célèbrent les grands tournants de la vie scolaire d'un enfant.

Jūsan mairi

Fête des 13 ans. Cette fête était célébrée le 13 mars du calendrier lunaire. Elles est maintenant célébrée à n'importe quel moment de l'année. C'est une cérémonie pour que le dieu de la sagesse accorde sagesse et intelligence aux enfants ayant atteint l'âge de 13 ans.

Seijin shiki

Cérémonie de la majorité. Cérémonie au cours de laquelle on souhaite que les jeunes ayant atteint la majorité (20 ans au Japon) deviennent des adultes de corps et de cœur : "kokoro mo karada mo hitori mae no otona".
Autrefois, la cérémonie avait lieu à 15 ans pour les garçons (genpuku), et 13 ans pour les filles (kamiage).

Koromogae

Littéralement "changer de vêtements". Il s'agit d'adapter les vêtements et objets à la saison.
A la cour impériale de l'époque Heian, dans l'ancien calendrier, les changements se faisaient le 1er avril pour les vêtements d'été et le 1er octobre pour les vêtements d'hiver. A l'époque Edo, à la période du Bakufu, dans les châteaux, les samurai de la classe dominante (bushi) et les servantes du shōgun et des seigneurs féodaux décidaient du changement de vêtements en observant les gens ordinaires. A l'époque Meiji, le gouvernement fixa le changement de tenue le 1er juin pour la tenue d'été et le 1er octobre pour la tenue d'hiver. Cette habitude demeure aujourd'hui. De façon générale, du 1er juin au 30 septembre, ce sont les vêtements d'été et du 1er octobre au 31 mai, les tenues d'hiver.
Concernant les kimono, il existe aussi une règle pour le changement de saison. Selon la saison, le kimono est avec ou sans doublure, l'étoffe utilisée varie (soie, coton -yukata-, lin), ainsi que la couleur et les motifs qui doivent refléter la saison. Après koromogae, les kimono sont décousus pour être lavés. Les pièces d'étoffes empesées sont étendues sur des planches et mises à sécher. Autrefois, toutes les familles le faisaient.
Koromogae concerne également les uniformes des écoliers et lycéens, des chauffeurs de bus et de trains, des policiers, ... ainsi que la maison !
Pour lutter contre la grosse chaleur de l'été, il faut préparer la maison et bien aérer pour rafraîchir l'atmosphère.

C'est également l'occasion de faire vérifier les climatiseurs et ventilateurs !

La lutte japonaise ou sumo

Le sumo est un genre de lutte cérémonielle pratiquée exclusivement par des hommes. Ils doivent être âgés d'au moins 23 ans, mesurer au moins 1m73 et peser plus de 75kg. Ils portent un genre de pagne appelé mawashi. Leurs cheveux sont coiffés en chignon et ils se nourrissent essentiellement de chanko-nabe. Les lutteurs de plus haut rang sont appelés les Yokozuna. Le premier combat de sumo aurait eu lieu il y a environ 2 000 ans, entre Taima-no-Kehaya et Nomi-no-Sukune. Les premiers grands tournois de sumo, eux, ne dateraient que de l'époque Edo.
Il y a 6 grands tournois officiels par an, pendant les mois impairs (janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre), réputés être de bon augure, au Japon. Ils se déroulent à Ōsaka, Tōkyō, Aichi et Fukuoka. Le but est de sortir l'adversaire du cercle sacré ou de lui faire toucher le sol à l'intérieur du cercle avec une autre partie du corps que la plante des pieds. Les lutteurs s'entraînent pendant 5 heures tous les matins. Voici ci-dessous quelques techniques.

Technique chiri-chōzu

Avant chaque rencontre, les rikishi (lutteurs de sumo) jettent du sel sur le ring pour le désinfecter, au cas où ils se blesseraient.
Puis ils effectuent la technique chiri-chōzu qui est un mouvement cérémoniel pratiqué avant le début du match. Il date de l'époque Edo. Quand les deux lutteurs montent sur le ring, ils se font face et s'accroupissent en signe de respect pour leur adversaire. Ensuite, ils joignent leurs mains, les frottent l'une contre l'autre, tapent une fois dans leurs mains devant eux puis les tournent paumes vers l'extérieur. Ils ouvrent ensuite les bras, paumes vers le ciel. Ce geste vient d'une vieille pratique qui consistait à vérifier qu'aucun des lutteurs n'était armé.

Technique shiko

Certainement l'une des techniques les plus emblématiques du sumo. Ce mouvement cérémoniel pratiqué avant le match sert à chasser les esprits maléfiques.
Shiko consiste à déplacer son centre de gravité vers la gauche, à lever la jambe droite très haut, puis à frapper le sol avec le pied droit. On reproduit ensuite ce mouvement de l'autre côté. Imaginez un géant qui voudrait écraser des démons...
Cette technique demande beaucoup d'entraînement pour être parfaitement maîtrisée. Elle est aussi un exercice de musculation fondamental pour les lutteurs. Ils le pratiquent 300 fois en début d'entraînement puis 100 fois à la fin.

Technique suri-ashi

Cette technique consiste à se déplacer en traînant des pieds et est une des bases de l'entraînement des lutteurs. La position fléchie sur les genoux leur permet de garder un bon équilibre et de se déplacer rapidement dans toutes les directions. Ils ont ainsi moins de risques de se faire sortir de la surface de combat.

Technique mata-wari

C'est un exercice de souplesse qui consiste à faire le grand écart et à se pencher vers l'avant pour poser le buste au sol. La souplesse de la partie inférieure du corps est importante pour avoir de la force, de la rapidité, mais surtout pour éviter les blessures.

Technique butsukari-geiko

Cet exercice de poussée est fondamental dans l'entraînement des lutteurs. Il nécessite une grande expérience et même les plus chevronnés peuvent être à bout de souffle en cinq minutes. Ces entraînements répétés d'attaque et de défense permettent de savoir recevoir et encaisser la force de l'adversaire et d'éviter les blessures. Le lutteur en défense est généralement plus fort que l'attaquant pour éviter les côtes cassées...

Techniques uwate-nage et shitate-nage

La projection est une des techniques les plus communes. Quand le lutteur attaquant attrappe son adversaire par la ceinture et que la prise se fait par l'extérieur, on parle de uwate-nage. Quand la prise se fait par l'intérieur, on parle de shitate-nage.

Technique tsuridashi

Cette technique de force consiste à obliger l'adversaire à sortir de la zone de combat par une prise vers l'intérieur ou l'extérieur, voire parfois, d'empoigner directement l'adversaire.

Technique oshidashi

Cette technique de force consiste à pousser l'adversaire hors de la zone de combat sans l'attrapper par sa ceinture.

Fautes

Voici une petite liste des fautes conduisant à une disqualification immédiate :