Contact KotoFrançais GenkiEnglish Mayu日本語

Que peut-on voir dans la préfecture de Yamaguchi?

Yamaguchi, à l'extrémité ouest de Honshū, est bordée par 1 500km de côtes environ, avec au nord, la Mer du Japon, et au sud, la Mer de Seto. Il est recommandé de vous y rendre en avion depuis Tōkyō (aéroport de Yamaguchi ou Iwakuni Kintaikyō) et en shinkansen depuis Ōsaka et Hiroshima. Vous pourrez découvrir entre autre la ville fortifiée de Hagi, classée au patrimoine mondial, l'un des plus célèbres ponts en bois du Japon, Kintai-kyō et le sit historique de Dan-no-Ura.

Dans la ville de Iwakuni

Pont Kintai-kyō

Après sa défaite à la bataille de Sekigahara, le 1er seigneur de Iwakuni, Kikkawa Hiroie, décida de construire à cet endroit-là une ville fortifiée, la montagne et la rivière fournissant naturellement un rempart à la ville. Ses vassaux construisirent leur résidence autour du château, mais bien vite la place vint à manquer et il fallut construire de l'autre côté de la rivière. Un pont devint nécessaire. Le premier pont construit (1639) fut rapidement emporté par une tempête. Dès lors, les gens se déplaçaient d'une rive à l'autre en bateau, sauf quand le débit de la rivière l'empêchait. Le seigneur de Iwakuni, Kikkawa Hiroyoshi, fit donc édifier, en 1673, le pont Kintai-kyō, devenu l'un des plus célèbres ponts en bois du Japon. Jusqu'en 1868, seuls les seigneurs féodaux et leurs vassaux pouvaient emprunter le pont. Détruit à deux reprises (1674 et 1950) par des typhons, sa dernière reconstruction date de 2004. Ce pont à 5 travées en bois mesure environ 200m de long, 5m de large et 6m de haut. Les trois travées centrales sont en arche (serimochi-shiki) et les deux travées latérales sont sur pilotis. Du 1er juin au 31 août, vous pourrez assister depuis ce pont à la traditionnelle pêche au cormorant.

Iwakuni-zushi

Ce type de sushi est typique de la région d'Iwakuni. Il ressemble au chirashi-zushi (poisson cru, légumes et omelette servis sur une couche de riz vinaigré, dans une grande boîte laquée), mais avec 4 à 5 couches superposées. L'art de préparer ce sushi et les poissons crus utilisés (chinchard, thazard oriental, ...) sont typiques d'Iwakuni.

Musée d'Art d'Iwakuni et Collection Kashiwara

Vous trouverez dans ces musées toutes sortes de documents et objets anciens (armures, katana, calligraphies, mirroirs, …).

Dans la ville de Nagato

Sanctuaire Motonosumi-jinja

Ce sanctuaire, très récent (1955), fut construit pour abriter la divinité tutélaire du sanctuaire Taikodani-jinja (Shimane, préfecture de Tsuwano), selon les ordres du dieu renard blanc, Inari. Ce sanctuaires est réputé apporter la chance en affaires et pour la pêche, le bonheur et la santé, mais aussi favoriser les bonnes relations, la maternité, la chance, la réussite scolaire ainsi que la sécurité routière et en mer. Il est surtout connu pour son couloir de 123 torī, faces à la mer, érigés entre 1987 et 1997. Etrangement, les boîtes à offrandes se trouvent en haut des torī. Si vous réussissez à y jeter votre pièce, vos souhaits se réaliseront à coup sûr semble-t-il. Bonne chance !

Rizières en terrasse Higashiushirobata Tanada

Paysage féérique de rizières en terrasse avec la mer du Japon en arrière plan. Au printemps, quand le soleil disparaît à l'horizon, vous pourrez voir le soleil couchant se refléter dans l'eau des rizières et au loin briller les lampes de pêche des bateaux (isaribi). Quelques conseils pour une photo parfaite... Evitez le samedi soir et les jours de mauvais temps et venez plutôt entre mi-mai et début-juin.

Musée de la baleine

Ce musée expose des documents, objets et photos sur l'ancestrale pêche à la baleine.

Dans la ville de Hagi

Ville fortifiée de Hagi

Fondée en 1604 par Mōri Terumoto, cette ville fortifiée est l'une des plus remarquables du Japon. Elle a été classée au patrimoine mondial en juillet 2015, parmi les sites japonais de la révolution industrielle de Meiji. Vous pourrez voir les ruines du château, de nombreuses résidences de samurai et de marchands, le temple zen Tōkōji, temple familial des Mōri, des poteries (hagiyaki) et de la verrerie typiques de Hagi.

Cornéennes de Susa

Les cornéennes ou hornfels de Susa, sont des roches métamorphiques de contact formant des couches superposées noires (schiste) et gris-clair (grès). Elles ont ici été mises en évidence par l'érosion marine.

Pavillon commémoratif Uragami du Musée Préfectoral des Beaux-Arts de Yamaguchi

Ce musée, ouvert en 1996, grâce aux dons d'Uragami Toshirō, présente environ 5 300 estampes japonaises (ukiyo-e), de divers maîtres tels que Utagawa Hiroshige, Katsushika Hokusai et Utagawa Kuniyoshi, et environ 500 poteries et porcelaines orientales. En 2010, le Pavillon des céramiques, avec environ 750 céramiques contemporaines, a été ajouté pour promouvoir la céramique de Hagi (hagiyaki).

Dans la ville de Hōfu

Hōfu-Tenmangū

Fondé en 904, il est le premier sanctuaire dédié à Sugawara-no-Michizane, un ministre de la cour de Kyōto qui a séjourné à Hōfu, après avoir été banni à Kyūshū en 901. 12 000 sanctuaires à travers le Japon, dont Kitano-Tenmangū (Kyōto) et Dazaifu-Tenmangū (Fukuoka), sont dédiés à ce dieu des études. Hōfu-Tenmangū fut détruit par un incendie en 1952 mais reconstruit à l'identique, dans la décennie suivante. Le sanctuaire est particulièrement fréquenté au nouvel-an (Hatsumōde), pour le festival des pruniers (arbre préféré de Michizane), au début du printemps, et Gojin-kōsai (ou Hadakanbō-matsuri), en novembre. Dans le musée, vous pourrez voir quelques uns des 600 ex-voto offerts au sanctuaire, dont six rouleaux illustrés sur les origines du sanctuaire (un exemplaire de 1331 et un autre de 1504-1520), une pagode en cuivre-doré de 40cm de haut (Kondō-hōtō) de 1172, ou encore la cloche Bonshō prélevée au temple Tenfuku-ji de Fukuoka et offerte au sanctuaire par un seigneur local, Ōuchi Yoshitaka (1507–1551). Vous trouverez également un jardin, flamboyant à l'automne, avec une maison de thé, Hōshō-an. Plus loin se trouve le Gyōtenrō, un lieu de rendez-vous secret où se retrouvaient notamment les révolutionnaires de la restauration Meiji, comme Itō Hirobumi (1841–1909) ou Takasugi Shinsaku (1839–1867).

Musée Mōri

Cette ancienne résidence du clan Mōri n'a rien à envier aux palais d'Edo, avec son architecture typique des époques Meiji et Taishō. Elle est désormais ouverte au public comme musée et présente l'histoire et les trésors du clan Mōri.

Temple Suō Kokubun-ji

Ce temple de la branche Shingon-shū, fut érigé en 741, quand l'empereur Shōmu ordonna la construction de temples Kokubun-ji, sous le contrôle du temple Tōdai-ji de Nara, à travers tout le Japon. Perdant de l'influence à l'époque Heian, ce temple fut préservé par les clans Ōuchi et Mōri, qui profitèrent que la gestion financière du Tōdai-ji échoit au domaine de Suō. Vous trouverez dans ce temple une statue de Bouddha guérisseur (Yakushi Nyorai) de l'époque Muromachi (1336-1573), et d'autres statues de Bouddha du début des époques Heian (794-1192) et Edo (1603-1868).

Dans la ville de Shimonoseki

Parc Mimosusogawa-kōen

Dans le Parc Mimosusogawa-kōen, vous trouverez les statues de Minamoto-no-Yoshitsune et Taira-no-Tomomori, commémorant la bataille de Dan-no-ura (1185), qui marqua la fin de la guerre de Genpei, opposant les clans Heike (Taira) et Genji (Minamoto). Les Heike, dont l'empereur Antoku, à peine âgé de 8 ans, y furent exterminés. Les Genji, sous l'égide de Minamoto-no-Yoritomo, établirent alors le shogunat de Kamakura (Kamakura bakufu).
Vous trouverez également, à proximité de ces statues, des répliques de canons de Chōshu, utilisés lors de la guerre de Shimonoseki (1863-64) et lors de la guerre de Boshin (1868-69).

Sanctuaire Akama-jingū

Il est dédié au jeune empereur Antoku, qui trouva la mort au cours de la bataille de Dan-no-ura, à l'âge de 8 ans. En fuite vers Kyūshū, les Heike furent attaqués par les Genji qui prirent le dessus. La grand-mère de l'empereur, Nii-no-ama, prit alors l'enfant dans ses bras et se jeta à la mer, où ils se noyèrent. Vous trouverez dans ce temple les tombes des Heike et le pavillon de Hōichi (Hōichi-dō), dédié au personnage principal d'une histoire régionale de fantômes, que l'écrivain Lafcadio Hearn (Koizumi Yakumo) fit connaître en occident à travers son ouvrage Kwaidan: Stories and Studies of Strange Things, sous le titre The story of Mimi-nashi Hōichi (l'histoire de Hōichi sans oreilles).

Mimi-nashi Hōichi

Tunnel Kanmon et île Ganryū-jima

Ce tunnel sous-marin, construit entre 1936-39 et 1952-58, relie Honshū à Kyūshū. Il est le le tout premier tunnel sous-marin du monde. Le tunnel routier mesure environ 3,5km, contre 780m pour le tunnel piétonnier. Il existe également deux tunnels ferroviaires.
L'île Ganryū-jima, dans le détroit Kanmon est connue pour être le théâtre du duel entre 2 grands épéistes : Miyamoto Musashi et Sasaki Kojirō (surnommé Sasaki Ganryū), le 13 avril 1612. Vous pourrez y voir des statues de ces deux hommes et profiter des plages et chemins de promenade.

Temple Kōzan-ji

Ce temple, fondé en 1327, sous l'empereur Godaigo, est le plus ancien temple zen de style architectural karayō (style chinois, époque de Kamakura) encore existant. Il fut classé trésor national en 1953. Aujourd'hui apprécié pour ses cerisiers en fleurs et ses couleurs d'automne, il fut également le lieu de rassemblement quand Takasugi Shinsaku (1839-1867) leva son armée. Une statue de lui à cheval se trouve dans l'enceinte du temple.

Musée archéologique de Shimonoseki

Ce musée a ouvert en même temps que les ruines de Ayaragi, historiquement une des plus importantes de l'ouest du Japon, datant de l'époque Yayoi. Vous y découvrirez le quotidien des habitants de l'époque et leurs liens avec la Chine et la péninsule coréenne. Des évènements sont organisés chaque année pour présenter les avancées archologiques dans le domaine.

Musée d'histoire de la ville de Shimonoseki

Ce musée rassemble des documents historiques relatifs à la ville de Shimonoseki et ses environs. Vous pourrez y voir des effets personnels de la famille Chōfu Mōri et des documents afférents à la restauration de Meiji, dont des lettres écrites par Sakamoto Ryōma (1836-1867), partisan de l'empereur pendant les derniers jours du shogunat Tokugawa (Bakumatsu), assassiné à Kyōto.

Dans la ville de Yamaguchi

Temple Jōei-ji et jardin Sesshū-teien

Ce temple est surtout connu pour son jardin, qui, d'après la légende, aurait été dessiné vers le milieu de l'époque Muromachi, par le maître Sesshū, à la demande du 29ème chef du clan Ōuchi, Masahiro. Mais rien ne l'atteste. Le jardin comprend une forêt (nord, est et ouest) et un étang (sud). Dans l'enceinte du temple se trouvent de nombreux bâtiments, dont un, le Bishamon-dō, dédié au dieu Bishamonten, invoqué pour la réussite dans les affaires, la politique, les examens, le sport, ... Il suffit pour cela de répéter 7 fois “on beishira mandaya sowaka” puis de prier. Le Jizō-dō est lui dédié au Jizō-Bodhisattva (ou Ojizōsan), protecteur des voyageurs et des enfants. Là aussi il faut répéter 7 fois une phrase avant de prier : “on kakaka bisanmaeisowaka”.

Dans la ville de Hirao

Observatoire du mont Ōboshi-yama

Depuis l'observatoire, vous pourrez jouïr d'un incroyable panorama sur les îles de la mer de Seto, Kyūshū et Shikoku.

Musée de la Guerre Atada

Au cours de la guerre du Pacifique, une école de la marine impériale fut construite sur ce site pour former les pilotes de sous-marin suicide (kaiten). Ce musée se trouve dans une partie de ce site et présente des documents, effets de pilotes et répliques de kaiten. Ces répliques ont servi dans le film Deguchi no nai Umi (Une mer sans échappatoire), réalisé par Sasaki Kiyoshi et sorti au Japon en 2006. Cette histoire est tirée du roman du même nom, de Yokoyama Hideo, sorti en 1996.

Dans la ville de Yanai

Musée de la sauce soja Kanro

Cela fait 200 ans que la variété de sauce soja (shōyu) Kanro a été créée à Yanai. Sa couleur est plus foncée et son goût plus prononcé, moins salé et moins sucré que la variété Koikuchi, l'une des plus communément utilisées, avec l'Usukuchi. Une partie du site de stockage de ce shōyu traditionnel est ouvert au public. Vous pourrez également découvrir les ustensils utilisés pour la production et d'anciens documents commerciaux, et selon la saison, vous pourrez assister à la fabrication de la sauce.