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Yokai

Les yokai sont littéralement des êtres "étranges et inquiétants". Ils peuplent les contes japonais anciens, comme Momotaro (Oni) ou récents comme Pompoko, des studio Ghibli (Kitsune et Tanuki).

 

Yamata no Orochi

Il y a fort longtemps, en punition de ses méfaits, Susanoo, frère d'Amaterasu, fut bâni du pays des dieux, Takamagahara. Il arriva au pays d'Izumo (préfecture de Shimane, dans le sud de Honshu), un lieu paisible où s'écoule la rivière Hino. Alors qu'il déambulait sur les chemins de montagne, il tomba sur une luxueuse résidence. Mais cette demeurre retentissait de pleurs et de lamentations. Observant à la dérobée, il vit un vieux couple encadrant une belle jeune femme, pleurer main dans la main.

"Que se passe-t-il?" demanda Susanoo. Le vieil homme expliqua : "Je suis Ashinazuchi, qui gouverne le pays d'Izumo, par la volonté des dieux. Voici ma femme Tenazuchi, et ma fille, la princesse Kushinada. En réalité, j'avais 8 filles...". En disant cela, le vieil homme se remit à pleurer. "Je vous en prie, ne pleurez pas. Dites-moi ce qu'il s'est passé." Le vieil homme essuya ses larmes. "Sept de mes filles ont été dévorées par le monstre Yamata no Orochi. Une par an. Cette année, c'est le tour de la dernière." Le vieil homme continua, terrifié : "Les yeux de Yamato no Orochi sont d'un rouge flamboyant comme les physalis, il a 8 têtes et 8 queues, son corps, recouvert de mousse, s'étend sur 8 vallées et 8 montagnes. Voilà à quoi ressemble ce terrifiant monstre serpent." "Et vous voulez remettre votre dernière fille à un tel monstre ? Je ne vous le permettrai pas !" Susanoo poursuivit : "Si je tue Yamata no Orochi, me donnerez-vous la main de la princesse Kushinada ?" Le vieil homme leva les yeux sur le digne Susanoo. "Mais qui êtes-vous donc ?"

"Je suis le frère cadet de la déesse Amaterasu, Susanoo." Apprenant cela, les parents de la jeune fille se réjouirent. "Je vous donne ma fille." Les joues de la princesse s'empourprèrent de plaisir. Susanoo la transforma alors en peigne qu'il piqua dans sa chevelure afin de la cacher à la vue du monstre. Puis s'adressant au vieil homme : "Apportez-moi votre meilleur saké, le plus fort qui soit. Ensuite, clôturez votre belle résidence d'une palissade à 8 portes devant chacune desquelles vous placerez un tonneau de saké." Les parents se mirent aussitôt à la tâche. A peine avaient-ils achevé les préparatifs qu'un frémissement accompagné d'un son terrifiant se firent entendre. Une chose énorme se tortillait en approchant ; c'était Yamata no Orochi.

Allongeant ses 8 cous, il inspecta les alentours de ses yeux rouges étincelants. Shhh, shhh, shhh. Ne trouvant pas la Princesse Kushinada, changée en peigne par Susanoo, le serpent émit un sifflement terrible de ses 8 bouches. Puis il perçut les effluves du saké. Les 8 têtes commencèrent par se disputer avant de s'engager chacune dans une des 8 portes et de vider d'un trait le contenu des tonneaux. Complètement ivre, Yamata no Orochi s'endormit comme un bienheureux. Voyant cela, Susanoo tira son épée et coupa les 8 têtes du monstre. La rivière Hino se changea en rivière de sang. Susanoo n'en fut pas rassuré pour autant. Pour que Yamata no Orochi ne revienne pas à la vie pour se venger, il découpa l'énorme corps ainsi que les 8 queues du monstre.

Alors qu'il tranchait une des queues... katchin! L'épée produit un son mat, comme si elle rencontrait un objet métallique. Retirant son épée, il vit que la lame en était ébréchée. "Qu'ai-je bien pu frapper ?" Trouvant cela curieux, Susanoo fendit la queue en deux. Il y découvrit alors une magnifique épée. "Quelle merveille ! Je vais l'offrir à ma soeur Amaterasu, pour me faire pardonner mes méfaits." (Par la suite, Amaterasu transmit cette épée à ses descendants et elle subsiste encore dans la famille impériale.)

Yamata no Orochi étant mort, Susanoo prit le peigne qu'il avait passé dans ses cheveux et rendit son apparence à la Princesse Kushinada. "Seigneur Susanoo, recevez toute ma gratitude." dit la Princesse en souriant grâcieusement. Ses parents, qui s'étaient cachés, coururent vers elle et l'étreignirent joyeusement. Susanoo prit doucement la main de la Princesse Kushinada. "Allons construire un nouveau palais où nous pourrons vivre ensemble." Susanoo parcourut le pays d'Izumo à la recherche du meilleur emplacement pour son palais. "Ahh... Quelle agréable sensation de fraîcheur. Construisons ici !" Ces terres prirent alors le nom de Suga (diminutif de sugasugashii qui signifie frais en japonais).

Quand Susanoo construisit son palais, de jolis nuages blancs s'élevèrent les uns après les autres dans le ciel. Le coeur de Susanoo s'emplit de joie à la vue de cet heureux présage. Susanoo fit venir ses beaux-parents au palais et offrit à son beau père une fonction de gardien. Après leur mariage, Susanoo et Kushinada vécurent heureux.

 

 

 

 

 

 

Kappa

Kappa signifie littéralement "enfant des rivières". Ils portent aussi les noms de Kawappa, Kawako, Kawataro ou Kawaro. Il s'agit d'un animal amphibien imaginaire d'environ 1 mètre de haut, possédant un bec aiguisé et sur la tête duquel se trouve une cavité lui permettant de conserver une petite quantité d'eau nécessaire à sa survie. Son dos est couvert d'une carapace.

Il est dit qu'ils attirent les Hommes et autres animaux au fond des eaux par divers stratagèmes afin de se repaître de leur sang frais. Les plus vicieux arracheraient les viscères de leurs victimes par l'anus. Ils seraient également friands de concombres. C'est pour cette raison que le makizushi au concombre est appelé kappa-maki.

Pour leur échapper, il est conseillé de les saluer bien bas. Les kappa sont en effet réputés être très polis, ils vous rendront donc votre salut. Ce faisant, la cavité sur leur tête va se vider de son eau et ils vont s'affaiblir. Mais ils ne seraient pas toujours méchants.

Voici un conte pour enfants concernant un kappa.

Il y a bien longtemps, vivaient un vieil homme et une vieille femme. Un jour, le vieil homme partit travailler dans la montagne. Sous un arbre, un kappa tout tremblant lui dit : "Eh, quel froid, quel froid ! C'est insupportable ! Je t'en supplie, fais-moi un bon feu." Le vieil homme rassembla des branches mortes et alluma une bonne flambée, ce qui réjouit le kappa. "Ah, quelle douce chaleur... En remerciement, prend ce sac. Il est tout petit, mais si tu y plonges ta tête, tu pourras y voir tous les lieux que tu désires." Puis ils se séparèrent.

En rentrant chez lui, le vieil homme sortit sans tarder le sac. "J'aimerais voir à quoi ressemble la capitale (Kyoto)." Puis il plongea la tête dans le sac. Alors, merveille des merveilles, le sac s'agrandit à vue d'oeil jusqu'à devenir assez grand pour que le vieil homme puisse entrer entièrement dedans. "Je veux voir la capitale, je veux voir la capitale." A ces mots, le paysage de la capitale apparut devant ses yeux. "Oh, il y a tant de monde que ça à la capitale !? Il y a aussi beaucoup de maisons... C'est formidable !" Le vieil homme, parfaitement réjouit : "Quel sac intéressant ! Je ferais mieux de le garder pour moi." Puis il le mit dans un coin de l'armoire. Le jour suivant, le vieil homme retourna travailler dans la montagne.

En son absence, la vieille femme voulut préparer du miso (pâte de soja fermentée). Elle chercha un petit sac pour y mettre sa préparation. Elle trouva alors, dans un coin de l'armoire, un petit sac qu'elle n'avait jamais vu auparavant. "Bah, ce petit sac fera bien mon affaire !" En disant cela, elle bourra le sac de miso. Le soir venu, quand le vieil homme rentra, il voulut voir Edo (Tokyo). Ne trouvant pas son sac, il rua dans les brancards. "Dis, tu n'aurais pas vu un petit sac ?" "Hein ? Ca ? J'ai mis le miso dedans." Le vieil homme s'empressa de nettoyer le sac à grande eau. Le sac devint tout fripé et le vieil homme ne put plus y plonger la tête. Jetant un regard furtif à l'intérieur, il s'écria "Je veux voir Edo, je veux voir Edo.". Mais le sac resta désespérément noir.

Le vieil homme courrut jusqu'au marais avec le sac. "Monsieur Kappa, venez-voir. Pourriez-vous s'il vous plaît remettre le sac dans son état d'origine ?" Le kappa sortit et dit au vieil homme : "ce sac, si vous mettez une seule fois quelque chose dedans, il est fichu ! C'est juste un sac...". Puis il se cacha de nouveau dans le marais. Le vieil homme en fut tout désappointé. "Aaha, j'aurais mieux fais d'en toucher un mot à ma vieille."

 

 

 

 

 

 

Tengu

Les tengu sont littéralement des "chiens célestes". Il s'agit d'un être imaginaire dont les caractéristiques principales sont : un long nez, un visage rougeâtre et une paire d'ailes dans le dos. Ils tiennent un éventail de plumes à la main, portent une épée et un bâton de pélerin. Ils vivent dans les montagnes et les forêts reculées. Il a l'apparence d'un Yamabushi (ascète vivant dans les montagnes en se livrant à des exercices censés lui assurer des pouvoirs surnaturels). Il a une puissance surnaturelle et est capable de voler librement. Il existe des tengu très puissants, les Daitengu ou grands tengu et des petits tengu à bec d'oiseau, les Karasutengu ou tengu-corbeau.

Vous pourrez en voir un énorme masque à la gare de Kurama, au nord de Kyoto. Il s'agit du Daitengu Taro-bo qui abitait jadis le Mont Atago, la plus haute des montagnes qui entourent Kyoto. Kurama-tengu est le nom d'une pièce de théâtre nô qui conte l'histoire du tengu qui habitait autrefois la vallée des dignitaires bouddhistes de Kurama.

Dans certaines régions, il existe des mythes sur les tengu. Dans les montagnes, il se produirait souvent des phénomènes étranges, qui seraient l'oeuvre de tengu. Le terme "tengu" apparaît dans l'expression "tengu ni naru", littéralement "devenir tengu" et qui signifie "se vanter, fanfaronner".

 

 

 

 

 

 

Oomukade

Les Oomukade sont de grandes scolopendres assez trapues, de 7 à 13 cm de long. Leur corps est vert foncé à noir et leur tête rouge-orangée. Elles présentent 21 paires de pattes. Les scolopendres sont subdivisées en 3 sous-espèces qui se répartissent dans le sud de Honshu. Tobizumukade est la plus grande du Japon, et sa morsure provoque une grave tuméfaction pouvant paralyser le membre atteint pendant plusieurs jours.

Sa version gigantesque, de plusieurs mètres de long, se trouve dans quelques légendes, dont celle de l'extermination du mukade dans la province de Ohmi.

Il y a bien longtemps, dans le pays de Ohmi (actuelle préfecture de Shiga), vivait un archer d'une grande adresse du nom de Toota. Un jour, alors qu'il traversait le pont en arc de Seta (ville d'Otsu), sur le lac Biwa, Toota fut surpris. Un gros serpent qui semblait bien faire 60 mètres de long était étendu sur le pont. Ses yeux, qui brillaient d'un éclat intense, et sa langue rouge, qui se faufilait hors de son énorme bouche, lui donnaient un air terrifiant. L'endroit rendant tout geste impossible à cet énorme serpent, Toota grimpa sans crainte sur son dos et, tout en l'ignorant, traversa rapidement le pont. Quand il l'eut traversé, une voix s'éleva derrière lui : "Eh, vaillant guerrier!". Surpris, Toota se retourna et vit sur le pont, non plus l'énorme serpent, mais une vieillard à barbe blanche. "Est-ce vous qui m'avez interpelé ? Avez-vous quelque chose à me demander ?"

Le vieillard répondit : "Je suis le Dieu Dragon, qui vit sous ce pont. Longtemps, j'ai approvisionné le lac en eau et protègé les poissons et les gens. Mais depuis un certain temps, une énorme scolopendre s'est établie sur le mont Mikami (ville de Yasu, préfecture de Shiga - 432 mètres). Elle ravage tout : les montagnes, les rizières, les champs, ... Et ces derniers temps, elle s'attaque même aux poissons des rivières et du lac Biwa. La princesse, ma fille, est en danger. D'une manière ou d'une autre, il faut exterminer cette scolopendre, mais je ne sais comment faire. Comme je ne trouvais personne d'assez vaillant, j'ai attendu tout ce temps sur le pont de Seta. Je n'ai aucun doute, toi seul es capable de le faire. Je t'en supplie, tue-la !". A ces belles paroles, Toota, le coeur battant, accepta. Le Dieu Dragon invita alors Toota dans son palais au fond du lac Biwa. Là, la princesse l'attendait pour lui offrir une montagne de mets délicieux.

Au bout d'un moment, les environs s'obscurcirent et finalement, la scolopendre apparut. "Sire Toota, je vous en supplie, sauvez-moi". A ces mots, Toota attrappa son arc et ses flèches et grimpa sur le pont. Le Dieu Dragon lui indiqua le Mont Mikami et la scolopendre, qui paraissait recouvrir la montagne, dirigea ses yeux semblables à deux boules de feu dans leur direction. Toota se dirigea résolument vers elle et lui décocha plusieurs flèches. Mais elles n'eurent aucun effet. Toota se souvint tout à coup que les scolopendres craignent la salive des humains. Il enduisit donc abondamment de sa salive l'embout de ses flèches, puis tira de toutes ses forces dans les yeux et entre les yeux de la scolopendre. Celle-ci poussa un cri puis se tordit de douleur. Rien ne pouvait être plus effrayant.

Bientôt, la rivière Seta (qui prend le nom de rivière Uji dans la préfecture de Kyoto) se teinta de rouge et la scolopendre sombra. Voyant cela, le Dieu Dragon et la princesse, sa fille, furent remplis de joie. Pour le remercier, ils offrirent à Toota des objets précieux, dont un sac en paille (tawara) qui ne se vide jamais. Dès lors, son nom devint Tawara Toota Hidesato. Parmi les présents se trouvait également une magnifique cloche qui fut offerte au temple de Mii, à Otsu. Elle est considérée comme l'une des trois plus belles cloches du Japon.

 

 

 

 

 

 

Oni

Les onis sont les figures imaginaires des démons : diables (Akuma), mauvais génies (Akuryo) et autres ogres (Kaibutsu). Ils sont généralement représentés avec une forme humaine, mais ils portent une ou plusieurs cornes sur la tête, ont des crocs saillants, un visage effrayant et une force herculéenne.

Lors de la fête de Setsubun, il est de coutume de jeter des graines de soja grillées sur les onis pour les faire fuir. Lors de cette fête, les onis sont un peu comme le Père Fouettard, pour les enfants.

Les onis apparaissent dans les contes pour enfants comme Momotaro ou Kobutorijiisan, vois ci-dessous.

 

Momotaro

Il était une fois, un vieil homme et une vieille femme qui vivaient dans un village, au bord d'une rivière. Un jour, alors que la vieille femme faisait la lessive sur la rive, elle vit dériver une énorme pêche. Elle la récupéra et la ramena chez elle. Quand elle voulut la couper, la pêche s'ouvrit en deux et un petit garçon en sortit. Elle l'appela Momotaro.

Momotaro grandit et devint un garçon vigoureux. Un jour, des Onis attaquèrent son village, saccageant tout sur leur passage. Momotaro décida alors de se rendre sur leur île. La vieille femme lui fabriqua des kibidango pour lui donner de la force et du courage.

En chemin, Momotaro rencontra un chien, un faisan et un singe qui se joingnirent à lui en échange de quelques kibidango. Ils prirent ensuite une petite embarcation pour se rendre sur l'île des Onis. Une fois sur l'île, ils attaquèrent les Onis pendant leur repas : le chien mordit, le singe griffa et le faisan piqua avec son bec. Momotaro se battit vaillemment et vainquit le chef des Onis.

Les Onis se rendirent et s'excusèrent auprès de Momotaro, qui ramena tous les biens volés au village et les restitua aux habitants.

 

Kobutorijiisan

Un jour, un grand-père partit chercher du petit bois dans la forêt. Il avait une lourde protubérance, à la joue gauche, qui ballotait au rythme de ses pas. Surpris par la pluie, il se réfugiat dans une grotte et s'y endormit. Quand il se réveillat, la nuit était déjà tombée et un brouhaha parvenait de l'extérieur de la grotte.

En s'approchant de l'entrée, il vit qu'un groupe de Onis, assis autour d'un feu, faisait bombance devant la grotte. Puis ils commencèrent à danser au son du taiko et de la flûte. Le vieil homme, qui adorait danser, se sentit soudain exalté par la musique et malgré sa frayeur, sortit de la grotte pour danser.

Cette entrée en scène ne plût guère aux Onis. Mais le vieil homme ne pouvait s'empêcher de chanter et danser, ce qui amusa beaucoup les Onis. Ils dansèrent ensemble jusqu'au petit matin. Au moment où les Onis allaient partir, leur chef invita cet étrange petit vieux à revenir la nuit suivante. Et pour être sûr qu'il revienne, il lui prit un objet précieux. Son fagôt ? ses fripes ? Non, sa lourde protubérance à la joue gauche. Les Onis retournèrent au fin fond de la montagne et le vieil homme rentra chez lui, heureux que sa joue gauche soit devenue lisse et légère.

Alors qu'il racontait son aventure à son épouse, leur voisin, qui avait une protubérance à la joue droite, l'entendit et demanda à prendre sa place. Le lendemain soir, ce fut donc le voisin qui alla à la rencontre des Onis. Mais celui-ci ne savait ni danser, ni chanter. Furieux, le chef des Onis le chassa tout en lui collant la protubérance sur la joue gauche. Le malheureux voisin rentra chez lui dépité, avec une excroissance à chaque joue.

Pour soulager sa peine, le vieil homme se mit à chanter et danser devant son malheureux voisin. Celui-ci, devant le ridicule de la situation, se mit à rire si fort que les excroissances de ses joues tombèrent. Depuis ce jour, le vieil homme et son voisin animent le village de leur danse et de leur chant.

 

 

 

 

 

 

Tanuki

Le tanuki est un Mammifère Canidé présent au Japon mais aussi en Asie de l'Est. Il mesure 50 à 68 cm de long. Son corps est trapu, ses pattes courtes, sa queue épaisse, ses oreilles petites et rondes. Son pelage est dense, long et rugueux. Le sous-poil est dru et très chaud. Il fait son nid dans les cavernes, entre les racines des arbres ou dans les terriers abandonnés des blaireaux. Le tanuki est un animal nocturne et omnivore. Quand il est surpris, il fait le mort. Sa viande était consommée et son pelage utilisé pour fabriquer des pinceaux et des vêtements. Le Tanukijiru est une soupe miso avec des légumes et de la viande de tanuki.

Il a été mystifié dans les contes populaires d'autrefois. Les gens lui attribuaient la capacité à changer d'apparence. C'est le cas dans Pompoko, des studio Ghibli et Bunbukuchagama, où un tanuki se transforme en bouilloire.

Le tanuki est aussi considéré par les agriculteurs comme un pilleur de récoltes. C'est le cas dans le conte Kachikachiyama, dont voici l'histoire :

Un vieux couple vivait dans la montagne. Le vieil homme passait ses journées à s'occuper des champs mais il s'aperçut un jour qu'un tanuki pillait ses récoltes. Il le piégea et l'enferma dans la maison. Le tanuki fit si bien la comédie que la vieille dame, prise de pitié, le libéra. Mais le tanuki la fit délibérément tomber et elle perdit connaissance. Le vieil homme se porta rapidement à son secours, mais la vieille femme ne pouvait plus bouger. Il partit donc chercher des herbes médicinales dans la forêt où il rencontra un lapin, à qui il raconta toute l'affaire. Le lapin promit de les venger. Ce qu'il fit... pendant que la vieille femme se rétablissait. Le tanuki s'enfuit et le vieil homme put cultiver tranquillement ses champs.

 

 

 

 

 

 

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